Des avis de dommages en hausse à la Financière agricole

Les pertes de récoltes attribuables à la tempête de grêle de lundi à Coaticook... (Imacom, Frédéric Côté)

Agrandir

Imacom, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(COATICOOK) Les pertes de récoltes attribuables à la tempête de grêle de lundi à Coaticook pourraient être plus élevées que celles enregistrées lors des pluies diluviennes survenues en juin, a indiqué hier Alain Perras, directeur régional de la Financière agricole du Québec à Sherbrooke. Depuis lundi, fait-il remarquer, le nombre d'avis de dommages ne cesse d'augmenter.

Les pertes de récoltes attribuables à la tempête... (Imacom, Frédéric Côté) - image 1.0

Agrandir

Imacom, Frédéric Côté

«Nous avons reçu 22 avis de dommages, mais ils continuent de s'accumuler à un bon rythme et nous ne savons pas quand cela va s'arrêter, explique M. Perras. En juin, suivant la crue des eaux, on parlait de 425 hectares et nous sommes près de ce nombre avec la grêle. Le constat général est que le niveau de pertes serait plus élevé. Lorsque les eaux se sont retirées, certaines cultures ont pu continuer leur petit bonhomme de chemin, alors que la grêle ne pardonne pas.»

«À ce jour, nous avons versé autour de 80 000 $ suivant les pluies de juin, alors que pour seulement deux clients affectés par la grêle, nous avons sommairement estimé les dommages à 40 000 $. Ce sont les cas les plus évidents où les pertes peuvent davantage être chiffrées, mais il n'en demeure pas moins qu'il reste 20 autres dossiers. La facture risque donc d'être assez importante.»

«Le seul contrôle que l'on a sur la nature, c'est de se prémunir d'une assurance-récolte, rappelle Alain Perras. C'est malheureusement un outil qui est souvent mal compris et mal utilisé. Quand les causes climatiques sont aussi nombreuses que diversifiées et que les occurrences de situations extrêmes sont de plus en plus fréquentes, il me semble que c'est une protection que l'on se doit d'envisager.»

Un programme adapté aux petites productions

Afin de répondre à l'émergence croissante de petites parcelles de production, l'an dernier La Financière agricole a mis sur pied un nouveau programme destiné à offrir une protection adaptée à l'agriculture maraîchère de proximité. «Du maraîchage diversifié sur de petites superficies d'un minimum assurable de 0,6 hectare, alors que l'ancien programme reposait sur 0,5 hectare par culture, explique M. Perras. On pense avoir répondu à la demande, mais le défi lorsqu'on met en place un nouveau programme est de s'assurer que l'information se rend partout. Certains producteurs ne savent peut-être pas qu'il existe, mais il nous fera plaisir de répondre à leurs questions. Nous ne sommes jamais plus loin que le téléphone.»

Pour toute information, on peut communiquer avec La Financière du Québec - Estrie au 819 820-3393.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer