Des interventions pour la santé du lac Memphrémagog

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) La baie Fitch du lac Memphrémagog sera l'objet de beaucoup d'attentions environnementales au cours des cinq prochaines années. Reconnue comme le secteur du lac qui présente les plus sévères symptômes de vieillissement prématuré de la partie québécoise du cours d'eau, cette baie a droit à son propre plan d'action 2015-2020.

Le Memphrémagog Conservation en a fait le lancement officiel à son assemblée générale annuelle à la mi-juillet, de connivence avec les municipalités de Ogden et de Canton de Stanstead, la MRC et le COGESAF.

«On n'a vu aucune amélioration dans le secteur de la baie Fitch à travers les années, sinon même une détérioration, constate la présidente du MCI Claude Bernier. On connaît les problèmes, on cherche maintenant à identifier précisément les causes pour pouvoir agir.»

La patrouille nautique du MCI, entre autres intervenants liés à ce plan d'action, a le mandat d'y faire des relevés exhaustifs cet été en ce qui a trait aux coliformes fécaux et aux plantes envahissantes.

L'exercice sera notamment mené avec des plongeurs, explique la coordonnatrice Anaïs Messier.

Présente sur le plan d'eau sept jours par semaine, la patrouille du MCI n'en sillonnera pas moins toutes les berges de la portion québécoise du Memphrémagog, à l'affût de la moindre anomalie nuisible à sa santé, assure Mme Messier. C'est aussi elle qui est en charge des prélèvements hebdomadaires pour s'assurer de la qualité des eaux de baignade aux trois plages de Magog.

Son bilan de mi-saison est marqué de trois épisodes de fleurs d'eau de cyanobactéries dans la baie Fitch et dans la baie de Magog, qui ont été signalés au ministère de l'Environnement mais qui n'ont pas été jugés préoccupants pour la santé des utilisateurs, rapporte-t-elle.

«C'est déjà plus que l'an dernier où il y avait eu deux épisodes d'algues bleues à l'automne.»

Anaïs Messier constate par ailleurs que les riverains et les utilisateurs du plan d'eau sont généralement réceptifs aux messages de prévention de la patrouille environnementale, notamment les utilisateurs de bateaux à vague surdimensionné (wakeboard) qui sont visés par la campagne Suivez la vague cet été.

Faucon et filet

Dans la baie de Magog, enfin, deux projets pilotes mis en place en 2014 sont reconduits cet été.

Un maître fauconnier vient à nouveau faire «travailler» ses oiseaux de proie pour qu'ils éloignent les oiseaux indésirables des lieux fréquentés par les humains, à la pointe Merry notamment. En effarouchant ces oiseaux dont les excréments polluent les eaux de baignade, les buses et les faucons contribuent à améliorer la qualité de l'eau et à réduire les cas de dermatite du baigneur, fait valoir la Ville de Magog. À l'été 2013, 19 cas de dermatite avaient été rapportés à la Ville contre 6 en 2014.

Dans le même but, des barrières de filet sont installées à la plage des Cantons et à d'autres endroits riverains pour empêcher les bernaches et les canards d'accéder aux surfaces gazonnées dont ils se nourrissent, en laissant des fientes en échange. Durant l'été 2014, la qualité d'eau de la plage des Cantons s'est maintenue entre A et B, plutôt que C ou D grâce à cette barrière, a constaté la Ville.

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