Les citoyens de Coaticook écopent encore

Véhicules bosselés, jardins dévastés, gazebos arrachés, piscines éventrées,... (Imacom, Frédéric Côté)

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(COATICOOK) Véhicules bosselés, jardins dévastés, gazebos arrachés, piscines éventrées, revêtements extérieurs perforés, sous-sols inondés, aucune résidence située à l'intérieur du périmètre urbain de Coaticook ne semble avoir échappé à l'assaut de pluie et de grêle qui se sont abattues sur la ville lundi en fin d'après-midi.

Bertrand Lamoureux... (Archives La Tribune, Jessica Garneau) - image 1.0

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Bertrand Lamoureux

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Le nettoyage des rues avait d'ailleurs été mis en priorité afin d'éviter que, advenant une nouvelle averse, laquelle était annoncée, les débris de végétaux ne bloquent les puisards, causant ainsi de nouvelles inondations un peu partout, dont au centre-ville.

«Ce sont surtout les particuliers qui ont subi des dommages, car les infrastructures municipales n'ont pas été brisées comme telles, partage Bertrand Lamoureux, maire de Coaticook, lequel se réjouissait que son Audi avait su résister à l'assaut, contrairement à la grande majorité des propriétaires de véhicules. Pour la ville, les coûts vont se limiter aux heures supplémentaires pour le nettoyage et l'électricité.»

De fait, dès 23 h lundi soir, la totalité de la ville de Coaticook avait été rebranchée sur le réseau électrique à l'exclusion d'un commerçant, dont un poteau électrique avait été sectionné à proximité. La piste cyclable en bordure de la rivière Coaticook a aussi dû être fermée en raison de la présence d'arbres et de branches obstruant le passage.

Des aménagements extérieurs dévastés

«J'avais un solarium, lance Nadia Thibault en riant. Il a complètement éclaté. Par chance, mes assurances vont couvrir les dommages.» Même coup du sort pour le conseiller municipal Raynald Drolet, dont le gazebo a voltigé au-dessus des arbres avant d'atterrir dans la rivière Coaticook. «On l'a sorti ce matin, non loin du pont Georges-Vaillancourt sur la rue Main Est, raconte M. Drolet. Je l'avais pourtant solidement attaché avec des blocs de béton et destie-wraps, mais tout a lâché!» En plus du gazebo et du mobilier extérieur criblé de trous, le jardin amoureusement cultivé par sa conjointe Belma était lui aussi une perte totale.

Situé sur l'artère principale de la rue Main Ouest à la sortie de la ville, le Jardin des Trouvailles s'en est pourtant tiré à bon compte. «Plus aucun plant n'était debout, raconte Lucie Lessard, conseillère en horticulture. Nous avons mis une heure et demie à tout ramasser, mais heureusement à part quelques bris, tout est récupérable. Nous avons été bénis!»

Parmi les pertes, seules quelques décorations extérieures et l'affiche du commerce en bordure du chemin ont été arrachées par les vents violents. À quelques pas, le véhicule de Mme Lessard était en parfait état. Décidément bénie!

Il faut dire qu'hier midi il s'en est d'ailleurs fallu de peu que les citoyens assistent à un copier-coller de la journée précédente. Des torrents de pluie se sont subitement déversés sur la ville, accompagnés de quelques petits grêlons. Fort heureusement, il y a plus de peur que de mal, mais tout le monde a retenu son souffle.

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