Un verger saccagé par la tempête à Stanstead

Trois épisodes de grêle en moins d'un mois. Voilà à quoi les propriétaires du... (Imacom, Frédéric Côté)

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(STANSTEAD) Trois épisodes de grêle en moins d'un mois. Voilà à quoi les propriétaires du Verger Heath à Stanstead ont fait face. Évidemment, les conséquences sont importantes : la presque totalité de la récolte a été endommagée et les pertes s'élèvent à plusieurs milliers de dollars.

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«Nous sommes complètement démolis, confie Chris Rawlings, un des propriétaires du Verger Heath. C'est difficile de ne pas pleurer. Le pire, c'est que tout ça nous est arrivé alors qu'on allait commencer la récolte et que toutes les dépenses de production avaient été faites.»

Le premier épisode de grêle encaissé par les propriétaires du Verger Heath est survenu il y a trois semaines. Le second remonte à lundi et le plus récent s'est produit hier matin.

«La première fois qu'on a eu de la grêle, à la mi-juillet, c'était des cubes de glace qui avaient jusqu'à deux centimètres de largeur et de hauteur. En plus, les côtés de ces cubes étaient dentelés, ce qui les rendait plus dangereux encore pour la récolte. Environ 77 pour cent des pommes ont été touchées lors de cet épisode», explique Chris Rawlings.

«On n'a jamais vécu une situation semblable. On ne sait pas ce qui nous attend à partir de maintenant.»


Mardi et lundi, les grêlons étaient moins imposants. Ils avaient pour la plupart la grosseur d'un dix sous. «Mais ils étaient tellement nombreux. Ça été très intense les deux fois.»

M. Rawlings affirme que 99 pour cent des pommes du Verger Heath présentent actuellement des meurtrissures. «On n'a jamais vécu une situation semblable, indique-t-il. On ne sait pas ce qui nous attend à partir de maintenant.»

Notons que le pomiculteur et sa conjointe, Lynn Heath, cultivent également des citrouilles et des courges. Dans le cas de ces deux autres productions, des pertes moins importantes auraient été subies par le couple.

La suite

Le Verger Heath pourrait recevoir un montant compensatoire de la part de La Financière agricole du Québec. La Financière a en main le dossier de l'exploitation agricole et étudiera sa demande d'aide. Toutefois, pour le moment, Chris Rawlings ignore si elle fournira effectivement un coup de pouce à son entreprise.

«C'est très pénible comme situation, mais on va s'en sortir. Notre famille nous supporte et puis on a la musique pour nous aider», note celui qui est par ailleurs auteur-compositeur-interprète.

Exploitation relativement modeste, le Verger Heath compte quelque 3500 pommiers. La moitié des arbres du verger, qui existe depuis plusieurs décennies, sont des pommiers nains.

jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca

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