Un paroissien influent en désacord avec la vente du presbytère

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La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) La décision de vendre le presbytère déçoit l'ancien président du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice à Magog, Claude Laffage. «Personnellement, je ne crois pas que c'est la chose à faire», admet-il.

M. Laffage a occupé le poste de président du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Patrice pendant plusieurs années. Il a quitté cette fonction en décembre dernier, quelques mois seulement après l'arrivée en poste de Donald Thompson, actuel curé de la paroisse. «Ça faisait longtemps que je planifiais mon départ», précise-t-il.

Bien que l'apparition d'une pancarte de l'agence Century 21 devant le presbytère soit toute récente, l'ancien président n'est pas le premier à remettre en question la décision prise par les dirigeants de la paroisse. Et il s'attend à ce que d'autres critiques soient émises. «Ça me surprendrait que les paroissiens soient en faveur.»

Claude Laffage a déjà discuté du projet de vente avec des membres actuels du conseil de fabrique et croit qu'un revirement de situation est possible. Il estime qu'une réflexion approfondie s'impose.

L'ex-président du conseil de fabrique note que le presbytère et l'église Saint-Patrice possèdent une valeur patrimoniale reconnue. «Si on ne fait pas attention dans ce dossier, on risque d'encaisser une perte au plan patrimonial», dit-il.

Location d'espace

Sa suggestion pour éviter la vente : louer des espaces à l'intérieur de l'immeuble. Il admet cependant que des rénovations seraient sans doute nécessaires avant de pouvoir trouver un ou des locataires intéressants.

Malgré son opposition à la vente, M. Laffage est conscient que la paroisse a continuellement besoin d'argent pour entretenir l'église Saint-Patrice. «On a fait beaucoup de travaux, peinture, toiture et maçonnerie notamment, dans les dernières années. Mais je sais, par expérience, que les gens sont prêts à fournir de l'argent ponctuellement pour les travaux majeurs», affirme-t-il.

Rappelons que le prix de vente a été fixé à 1,65 million $. Construit dans les années 1930, l'immeuble comprend de multiples pièces, dont 17 chambres à coucher. Il est principalement occupé par des religieuses de la congrégation des Ursulines depuis une dizaine d'années.

La Tribune a contacté Marc Ruel, un membre du conseil de fabrique, pour obtenir davantage d'information concernant la décision prise. Celui-ci a refusé de fournir des explications, arguant que le porte-parole officiel de la fabrique dans ce dossier est Donald Thompson, lequel est actuellement en vacances.

Une source a toutefois indiqué que le départ prochain des dernières Ursulines force la paroisse à vendre le presbytère. Toutes les religieuses qui vivent dans le large bâtiment auront quitté en avril 2016, ce qui aura un impact sur les finances de la fabrique.

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