Campagne électorale: un sac à surprise à prévoir

On dit souvent en politique qu'une journée c'est très long et qu'une semaine... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) On dit souvent en politique qu'une journée c'est très long et qu'une semaine c'est une éternité. Imaginez ce que représente une campagne électorale de 78 jours.La campagne fédérale 2015 s'annonce atypique sur plusieurs fronts. Elle sera la plus longue de l'ère moderne canadienne et si l'on se fie aux plus récents sondages, les trois principaux partis nationaux ont une chance de former le prochain gouvernement.

«Je m'attends à ce qu'il y ait de multiples rebondissements, beaucoup de fluctuations dans les sondages», avance Antonin-Xavier Fournier, professeur en sciences sociales au Cégep de Sherbrooke et commentateur politique. Celui-ci ne cache pas son étonnement de voir le Parti conservateur déclencher une élection aussi hâtive.

«Habituellement, lorsque tu as subi l'usure du pouvoir et que tu mènes dans les sondages, tu veux une campagne rapide, d'autant plus que le bilan des conservateurs est attaquable.»

Une chose est certaine, si ce n'est déjà fait, une certaine lassitude devrait s'installer chez les électeurs, croit M. Fournier.

«Il y a un degré de rétention maximal chez eux. À un moment dans la campagne, l'aiguille sera fixée, leur choix sera fait», explique-t-il, répondant ainsi à l'argument du ministre conservateur Denis Lebel qui plaidait la semaine dernière que son parti tirera avantage du facteur temps pour mieux expliquer son programme.

Candidat vedette, candidat élu?

Les Alain Rayes et Pascale Déry chez les conservateurs de même que les Tom Allen et Marie-Claude Bibeau chez les libéraux sont autant de noms bien connus des électeurs de la région et sur lesquels leurs partis respectifs misent beaucoup. La question demeure, ces candidatures vedettes seront-elles suffisantes pour ces partis qui n'ont pas connu de franc succès dans la région depuis plusieurs années?

«Les campagnes se déroulent avant tout au national, note-t-il. Une candidature vedette peut faire une différence à la ligne d'arrivée si l'écart est serré, mais l'impact n'est pas majeur.»

Une longue campagne électorale pourrait même profiter aux candidats moins connus des électeurs, croit M. Fournier.

«Je m'attends à une campagne moins médiatisée dans les trois premières semaines, ce qui pourrait faire en sorte que les candidats locaux auront une meilleure visibilité à l'échelle régionale, explique-t-il. Si je suis un candidat qui ne profite pas d'un statut particulier, je tente de me faire connaître dès le début pour profiter d'une couverture médiatique plus importante localement.»

C'est au retour du congé de la fête du Travail que s'animera la campagne, selon M. Fournier. Ce dernier prévoit que les enjeux de l'économie canadienne, de l'avenir du sénat et du rôle des provinces constitueront le coeur du débat public, à condition que les partis ne se lancent pas dans des campagnes négatives pour miner leurs adversaires.

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