Foresta Lumina amène des retombées inégales

L'arrivée quotidienne au Parc de la Gorge d'autobus... (La Tribune, Maryse Carbonneau)

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L'arrivée quotidienne au Parc de la Gorge d'autobus du voyagiste Vacances Sinorama représente une des nombreuses retombées indirectes de Foresta Lumina.

La Tribune, Maryse Carbonneau

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(COATICOOK) Que l'on soit restaurateur, hôtelier ou commerçant, tout le monde ne surfe pas de la même manière sur la vague Foresta Lumina dans la région de Coaticook. Les grands gagnants de cette manne saisonnière sont sans contredit les lieux d'hébergement, plus particulièrement les gîtes, chalets et motels qui profitent de l'absence de joueurs d'importance.

«L'année dernière, c'était fou et cette année, je ne compte plus les fois où j'ai dû refuser des réservations», confie Gabrielle Lévesque Guay, propriétaire du Gîte de l'érable dans la campagne coaticookoise. Même son de cloche au Ranch St-Hubert à Saint-Herménégilde, dont le taux d'occupation est inégalé depuis deux ans. «Grâce à Foresta Lumina, notre chiffre d'affaires a augmenté d'environ 75 %», déclare le copropriétaire Sébastien Desgagnés.

«Nous refusons des gens chaque jour», partage Pierre-Luc Audet, le nouveau propriétaire du motel L'Exquise à Coaticook. Des refus qui font le bonheur des villes limitrophes, Magog et Sherbrooke continuant encore cette année de recevoir le surplus de visiteurs en quête d'un toit pour la nuit. Toutefois, il existe aussi une offre parallèle, plus discrète, qui consiste à louer des chambres dans des maisons privées.

Il en va autrement du côté des restaurateurs du centre-ville de Coaticook. «Je m'attendais à plus. Étant donné que les gens peuvent maintenant acheter leurs billets en ligne, ils vont voir Foresta Lumina, ils mangent une crème glacée, puis retournent à la maison», déclare Niko Do, propriétaire du restaurant vietnamien Doko ouvert en mai dernier.

À l'opposé, le voisin immédiat de Foresta Lumina, Le Coffret de l'imagination, continue de connaître une saison de rêve. «En soirée nous affichons complet sept jours sur sept, beau temps, mauvais temps, explique Mélissa Tardif. Notre grande surprise cette année, ce sont les voyagistes. Tous les après-midis, nous recevons entre un à trois autobus. Les gens vont marcher dans les sentiers du Parc de la Gorge, viennent acheter un petit quelque chose au restaurant et magasiner dans notre boutique cadeaux. Nous avons donc dû réorganiser nos horaires en conséquence. Il faut dire que ces gens ne sont pas nécessairement là pour Foresta Lumina, ce qui démontre que Foresta Lumina contribue à développer la région de Coaticook dans son ensemble.»

Comme pour bien des visiteurs de passage à Coaticook, une pause crème glacée à la Laiterie de Coaticook demeure un incontournable. Beau temps, mauvais temps, avec ou sans Foresta Lumina, le comptoir laitier et la terrasse ne désemplissent jamais. À la différence près qu'on a prolongé les heures d'ouverture le samedi soir jusqu'à minuit, histoire d'accommoder les derniers visiteurs du parcours nocturne. «L'après-midi et en soirée, nous avons 15 employées derrière le comptoir et, malgré cela, il y a des fois où il y a tellement de monde qu'on ne sait plus où les mettre!» s'exclame Renée Filion, directrice des ventes, recherche, développement et marketing.

À la brunante

Conscient qu'à la tombée du jour, l'offre touristique était plutôt limitée, Tourisme Coaticook a mis sur pied une programmation regroupant plus d'une vingtaine d'activités à faire à la brunante. Une initiative qui connaît malheureusement un succès mitigé à Coaticook comme partout en région.

«Depuis deux ans, nous accueillons plus de gens de l'extérieur, mais nous n'avons pas remarqué une hausse d'achalandage significative en soirée pour le thé à l'anglaise», souligne Julie Bernard, responsable de l'activité au Musée Beaulne de Coaticook. Rappelons que, l'an dernier, l'organisme a enregistré une hausse d'achalandage de 60 % en raison de la présence de Foresta Lumina et la saison actuelle s'avère très prometteuse.

Idem pour Les douces soirées à Saint-Venant-de-Paquette, dont les visites nocturnes des jardins éclairés et du Musée-église ont attiré très peu de visiteurs. «Nous ne sommes pas découragés, mais un peu essoufflés, car c'est le même personnel qu'il y ait deux ou dix visiteurs, explique Sylvie Cholette, directrice générale des Amis du patrimoine. Nous allons prendre le temps de réévaluer le tout à l'automne.» Fort heureusement, les soupers gourmands et soupers spectacles vont bon train et se poursuivront jusqu'à la fin septembre.

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