Magog: la mise en vente d'un presbytère suscite du mécontentement

Le presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Le presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog est en vente depuis peu. Des paroissiens mécontents réclament des explications de la part des dirigeants de la fabrique.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) La mise en vente du presbytère de la paroisse Saint-Patrice à Magog suscite de l'incompréhension et du mécontentement chez plusieurs paroissiens. Un groupe de fidèles récemment formé demande la tenue d'une assemblée d'information dans les « plus brefs délais ».

La vente du presbytère de la paroisse Saint-Patrice, dont la construction remonte à 1932, a été confiée à Century 21 Estrie. Le montant souhaité par la fabrique de la paroisse : 1,65 million $.

« Avec grande consternation, nous avons été informés par une simple pancarte de courtage immobilier qu'une partie importante du patrimoine de la fabrique Saint-Patrice est mis en vente. Les paroissiens méritent vraiment mieux légalement, moralement et au sens ecclésiastique », écrit François Théroux, porte-parole du groupe de paroissiens dans une lettre acheminée à divers intervenants.

M. Théroux ainsi que les paroissiens qu'il représente estiment que les dirigeants de la fabrique ont le devoir d'expliquer leur décision clairement. Ils espèrent que des documents concernant les finances de la fabrique seront rendus disponibles pour consultation à court terme.

Les paroissiens inquiets se questionnent quant à l'avenir de l'église Saint-Patrice, advenant que le presbytère soit vendu. « A-t-on l'intention de procéder à la vente de l'église par la suite pour concentrer toutes les activités à Saint-Jean-Bosco? » demande le porte-parole du groupe de mécontents.

« Je ne veux pas remettre en question les qualités du curé Donald Thompson ni des représentants de l'archevêché, mais je crois que leur façon de faire dans ce dossier témoigne d'un manque de respect flagrant envers les principales personnes concernées, les gens de la paroisse. »

Dans l'attente d'une décision qui ferait davantage consensus, François Théroux et son groupe aimeraient que la fabrique stoppe le processus de vente du bâtiment de manière temporaire.

Départ des Ursulines

Depuis plusieurs années, des membres de la congrégation des Ursulines habitaient une partie du presbytère de la paroisse Saint-Patrice. Le départ de ces religieuses a toutefois forcé la fabrique à réfléchir à l'avenir de cet immeuble.

La mise en vente du presbytère a été approuvée par l'archevêque de Sherbrooke, Monseigneur Luc Cyr. « Sans dire que c'était la chose à faire, la fabrique n'avait pas l'obligation de consulter les paroissiens selon la loi en vigueur », note Guy Boulanger, vicaire général de l'archevêché de Sherbrooke.

L'abbé Boulanger ajoute que le curé de la paroisse Saint-Patrice réside au presbytère de Saint-Jean-Bosco. « Tous les prêtres de Magog logent à cet endroit », révèle-t-il.

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