Rails: les citoyens dénoncent le «simple maquillage» de la CMQ

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Robert Bellefleur, résidant de la rue Baie-des-Sables, à Lac-Mégantic, à proximité de la voie ferrée de la Central Maine and Quebec Railway (CMQ), et Richard Poirier, représentant du comité de vigilance citoyenne Sécu-Rail, vérifient la mesure d'écartement des rails.

La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) « Du simple maquillage! », a dénoncé mardi matin un groupe de citoyens de Lac-Mégantic composé d'un représentant du comité de surveillance citoyenne Sécu-Rail, Richard Poirier, et des résidants de la rue Baie-des-Sables, Robert Bellefleur, Gilbert Carette et Paulo Dostie, à propos de la réaction de la Central Maine and Quebec Railway (CMQ), qui a rapidement procédé à une opération de rénovation de la voie ferrée, près du centre-ville de Lac-Mégantic, la semaine dernière.

Cette opération faisait suite au cri d'alarme lancé, il y a deux semaines, par un expert en transport ferroviaire, Jacques Daniel Vandersleyen, qui s'était adressé au conseil municipal de Lac-Mégantic pour faire valoir « que la voie ferrée était foutue ». Ce qui a amené le conseil à mandater une firme spécialisée pour inspecter la voie ferrée de la CMQ. L'entreprise ferroviaire ne s'est pas opposée à la production de cette étude indépendante.

« Ils ont saupoudré du gros concassé autour du ponceau qui a fait l'objet d'un signalement, parce que complètement détérioré à sa base, percé d'un bout à l'autre et ne jouant plus du tout son rôle. L'érosion causée par l'eau de ruissellement qui passe chaque côté et sous le ponceau peut entraîner éventuellement l'affaissement de la voie ferrée, si un convoi de wagons de pétrole, pesant 55 tonnes chacun, venait à y circuler », a affirmé Robert Bellefleur, le citoyen qui a pris le leadership de dénoncer la situation depuis plusieurs semaines.

« Nous avons appris que le ponceau qui pose problème devait être changé par le Canadien Pacifique en 1986, mais cela n'a pas été fait, je ne sais pour quelle raison », a rapporté Gilbert Carette, un travailleur du Ministère des Transports et chef d'équipe à l'entretien du réseau routier pendant 27 ans, maintenant à sa retraite.

Le conseiller municipal responsable de leur district, Roger Garant, aurait refusé de venir voir la situation de la voie ferrée, selon lui, de peur de poursuites de la part de CMQ. Et leur député, Ghislain Bolduc, aurait réfuté, à la radio, les allégations de M. Vandersleyen, disant qu'il n'avait pas les compétences pour se prononcer.

De visu, le journaliste a été à même de constater que l'écartement des rails, à certains endroits, mesure 56,75 po, alors qu'il devrait être de 56,5 po, une différence d'un quart de pouce suffisant pour poser problème si un convoi de plusieurs wagons de pétrole venait à emprunter ce tronçon.

« Je ne serais pas gêné qu'on mette 200 millions de dollars sur une voie de contournement du train pour qu'il n'y en ait plus au centre-ville », rappelle Gilbert Carette.

La CMQ n'a pas rappelé La Tribune pour livrer sa version.

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