Sans pression ni ridicule

Les vacances estivales sont bien souvent synonymes de séjours dans des camps de... (PHOTO IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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Gabrièle Roy
La Tribune

(MAGOG) « Ici, je me sens bien, parce que nous sommes presque tous pareils, donc il n'y pas d'intimidation. Nous n'avons pas peur de nous faire ridiculiser par les autres.

Cette déclaration est celle de Loic Vincent, 11 ans, un participant au camp de jour pour autistes qui se déroule à l'école secondaire La Ruche, à Magog.

L'idée de ce camp est celle d'une mère qui cherchait des activités estivales pour son enfant de 13 ans atteint de cette maladie. « Je voulais quelque chose pour l'occuper durant l'été et en parlant avec d'autres parents, j'ai vite compris que je n'étais pas la seule avec ce besoin », explique Julie Bernard.

La mission principale du camp est très simple : chaque jeune doit se sentir bien et doit avoir le goût de revenir. C'est une chance pour eux de se retrouver ensemble sans avoir cette petite voix dans la tête qui leur demande d'être dans les normes habituelles.

« Les jeunes sont très conscients qu'ils sont autistes, donc ça leur demande toujours de faire l'effort de se conformer pour être normal» et ce n'est pas bien pour l'estime de soi. Ici, ce qui ressort, c'est que les jeunes se sentent bien. Ils ont le goût d'être ici et ils le verbalisent souvent. Pour une fois, c'est nous qui s'adaptons à eux et non eux qui doivent s'adapter », explique Mme Bernard.

Le camp de jour est animé par une enseignante, une psychoéducatrice spécialisée en autisme et une technicienne en éducation spécialisée.

« On fixe des objectifs propres à chaque jeune. Par exemple, relever des défis et travailler en équipe. Ce sont des enfants qui ont plus tendance à travailler seul, donc on les amène à communiquer avec l'autre et à avoir le souci de l'autre », explique la technicienne en éducation spécialisée, Alice Pouliot.

Six enfants sont présentement inscrits au camp qui a lieu deux fois par semaine jusqu'à la fin de l'été. C'est donc un petit groupe qui a développé un très grand sentiment d'appartenance. « On est tous des amis, ici », disent-ils.

« Moi, ce que j'aime beaucoup, c'est qu'on est un petit groupe et on est tous pareils. Quand il y a trop de monde, je suis toute perdue. Parfois, à l'école, je fais juste dire quelque chose et les gens me lancent des regards bizarres, mais ici on n'en lance pas », dit la jeune autiste Elia Dion-Corbeille.

« Dans un camp normal, il y a environ 30 ou même 40 personnes. Au début, il y a beaucoup de monde que je ne connais pas, donc je m'habitue moins, mais ici, on est tous des amis », dit Justin Bouthillette.

L'agenda de ce ces six jeunes est très chargé : quatre sorties à Arbre Aventure, deux sorties à Bromont, une sortie au Glo-Golf Aventures, quelques ateliers de cuisine, etc. « Chaque fois que les jeunes font une activité, on observe une amélioration », explique Mme Bernard.

« On verra pour la suite des choses, mais c'est sûr que je ne veux pas que ça reste là », conclut-elle.

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