La ministre du Tourisme promet des visiteurs, des milliards et des emplois

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La ministre du Tourisme, Dominique Vien, était de passage jeudi dans la région à l'invitation du député de Saint-François, Guy Hardy.

La Tribune, Maryse Carbonneau

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(COMPTON) Entre le thé à l'anglaise à Uplands aux étals du Marché de soir de Compton en passant par la visite du site archéologique de Brompton et Foresta Lumina en soirée, la ministre du Tourisme, Dominique Vien, était de passage jeudi dans la région à l'invitation du député de Saint-François, Guy Hardy.

Une visite qui n'est pas sans rappeler l'inquiétude semée dans le milieu touristique des Cantons-de-l'Est, de même que partout dans les régions du Québec, suivant l'intention du gouvernement du Québec d'imposer un taux de taxation unique à 3,5 % sur les frais d'hébergement. Une taxe qui, au lieu d'être retournée aux associations touristiques régionales, serait gérée par l'État.

«La taxe sur l'hébergement n'est qu'un moyen que nous nous sommes donnés au Québec pour faire de la promotion, explique la ministre. Ce n'est pas la seule source de financement et ça ne veut pas dire que nous y toucherons, mais elle fait partie du lot. Ce que nous disons, c'est comment nous pouvons, grâce à la taxe sur l'hébergement et d'autres sources de financement, lever un montant d'argent supplémentaire à ce qui est envoyé actuellement dans nos régions, soit environ 50 M$, et pouvoir l'investir dans notre produit partout au Québec.»

«Ce que je veux, c'est pouvoir mettre en oeuvre le Plan de développement de l'industrie touristique qui a été signé et cosigné par l'ensemble des membres de l'industrie touristique, lequel dit qu'entre 2012 et 2020, il faudrait augmenter de 5 % les recettes touristiques chaque année. À terme, cela devrait nous donner sept millions de visiteurs de plus et sept milliards de recettes touristiques de plus et, idéalement, 50 000 emplois supplémentaires. La question qui se pose est comment faire pour relancer et revivifier l'industrie touristique? Deux choses essentiellement. La première : Est-ce que sur la scène internationale nous sommes cohérents sur la destination qu'on vend? La réponse est non. La deuxième : si l'on veut atteindre les objectifs du plan de développement, est-ce que notre produit est optimal? Est-ce que nous pouvons nous donner les moyens d'investir davantage et mieux? Même si l'on fait de la promotion avec du gros argent, si le produit n'est pas revisité, c'est caduc.»

Native de Lévis dans la région de la Chaudière-Appalaches et ayant oeuvrant au sein de Solidarité rurale avant d'entreprendre une carrière politique, Mme Vien assure vouloir faire «en sorte que chacune des régions du Québec y trouve son compte. Le Québec se nourrit de toutes ses régions, rappelle Mme Vien. Par contre, Montréal et Québec demeurent nos portes d'entrée. On ne peut ignorer que 60 % du trafic aérien débarque à Montréal. À partir de là, comment peut-on mettre en place un joint venture entre Montréal et les régions?»

«À l'image de Foresta Lumina, nous n'aurons pas le choix que nos attraits se démarquent et sortent de l'ordinaire. Les destinations émergentes et les touristes pullulent. Nous ne sommes plus les seuls sur la planète. Il nous faut surprendre et être créatifs.»

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