De nouveaux camions alimentés en gaz naturel comprimé

La Ville de Magog a pris un autre tournant «vert» en offrant un service de... (Imacom, René Marquis)

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Gabriele Roy
La Tribune

(MAGOG) La Ville de Magog a pris un autre tournant «vert» en offrant un service de transport des matières résiduelles plus écologique, économique, silencieux et rejetant moins de particules dans l'air.

Lundi, la mairesse de Magog, Vicky May Hamm, Sani-Estrie, Gaz Métro et sa filiale Gaz Métro Solutions Transport (GMST) étaient réunis pour souligner l'arrivée de nouveaux camions-bennes alimentés exclusivement en gaz naturel comprimé (GNC).

«En plus de correspondre à nos valeurs, à notre planification stratégique et à l'image qu'on veut projeter de notre municipalité, nous sommes très fiers d'être les premiers en Estrie à prendre ce virage-là», dit la mairesse.

Sani-Estrie, entreprise familiale basée à Sherbrooke, dispose maintenant de neuf camions à GNC, dont cinq qui seront utilisés pour la collecte des matières résiduelles dans la Ville de Magog. Pour faciliter le ravitaillement de ses véhicules, GMST a fourni une station de compression de gaz naturel à Sani-Estrie qui l'a fait installer sur sa propriété à Sherbrooke.

«Présentement, c'est environ un investissement de quatre millions de dollars que j'ai fait pour mes camions et pour la station», explique le directeur général et vice-président de Sani-Estrie, Sylvain Gagné.

Mme. Hamm, explique que «pour une ville de la taille de Magog, l'utilisation de camions au gaz naturel représente une réduction de gaz à effet de serre (GES) de près de 30 tonnes de CO2. Cela équivaut à sept pour cent de l'effort prévu pour 2016 dans le plan de réduction de gaz à effet de serre de la Ville de Magog pour le volet corporatif.»

De plus, le nouveau partenariat avec la Régie intermunicipale de gestion des déchets Coaticook (RIGDSC), en vigueur depuis le début du mois de juillet, prévoit un transport des déchets vers Coaticook, plutôt que Cowansville. Cette distance réduite d'une cinquantaine de kilomètres contribue également à une réduction de gaz à effet de serre de 24 tonnes de CO2.

Changement pour les citoyens

Depuis le 1er juillet, les collectes de matières résiduelles s'effectuent en utilisant deux camions alimentés au gaz naturel, plutôt qu'un à l'essence. Ainsi, le bac de matières organiques (compost) n'est plus ramassé en même temps que le bac de recyclage ou de déchets, ce qui amène un décalage entre les deux collectes.

«Avant, on avait ce qui s'appelle une co-collecte, donc un seul camion qui ramassait les deux bacs. Avec le chargement de fournisseurs, il y a deux camions qui ramassent chacun un bac», explique Vicky May Hamm. «Je pense que les gens vont rapidement s'habituer et même s'il y a deux camions, avec le passage au gaz naturel, nous sauvons énormément de GES.»

«Si on additionne les camions, le fait qu'on va au centre de tri de Coaticook et les efforts du bac brun, c'est une réduction de gaz à effet de serre de 172 tonnes de CO2», ajoute-t-elle.

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