Hausse salée à la CS Eastern Townships

Michael Murray... (Archives La Tribune, René Marquis)

Agrandir

Michael Murray

Archives La Tribune, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les contribuables de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET) auront une mauvaise surprise en ouvrant leur prochain compte de taxe scolaire.

Afin de compenser un manque à gagner d'environ 843 000 $ lié à la fin d'un programme de péréquation, la CSET augmente son taux de taxation de 28,6 cents à 32,4 cents du 100 $ d'évaluation, ce qui représente une hausse de 14 %. La CSET a adopté un budget équilibré, mardi, pour l'année financière 2015-2016.

Ainsi, pour une maison évaluée à 200 000 $, la facture sera d'environ 648 $.

«C'est affreux!» lance le président de la CSET, Michael Murray. C'est entièrement pour compenser les 843 000 $.» La disparition du programme de péréquation s'est étalée sur trois ans et engendre au total un manque à gagner de 3,4 M$ au total dans les coffres de l'organisation.

«L'année passée, on avait été capable d'augmenter de moins de deux cents du 100 $ d'évaluation.»

La CSET, qui possède un vaste territoire s'étendant de la Montérégie jusqu'au Centre-du-Québec, regroupe environ 153 municipalités. Les gens devraient recevoir leur compte de taxes fin juillet, début août.

La CSET n'est pas la seule à se tourner vers les contribuables. La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a récemment adopté un budget déficitaire qui comportait une hausse de taxe, soit une augmentation de 5 % par rapport à l'an passé. Le taux est maintenant à 29,6 cents du 100 $ d'évaluation.

L'organisation anglophone avait analysé la possibilité d'imposer des frais de transport pour une seconde adresse, comme l'a déjà fait la CSRS.

Ce scénario n'a toutefois pas été retenu. Le casse-tête budgétaire de l'organisation aurait pu s'alourdir davantage avec la mesure «Immeuble partiellement occupé» du ministère de l'Éducation, mais celle-ci a finalement été retirée. Si elle avait été appliquée, la CSET se serait retrouvée avec une somme d'environ 400 000 $ en moins dans ses coffres. «On aurait été très touché par ça.»

Les commissions scolaires, dont la CSET, avaient décrié cette règle budgétaire présentée par Québec, qui faisait en sorte que le Ministère aurait cessé de financer l'entretien des écoles remplies à moins de 50 % et se trouvant à 20 km d'une autre école.

Avec le recrutement d'élèves de l'étranger, la CSET vise une augmentation nette de ses revenus d'environ 290 000 $. «On a des cohortes dans la formation professionnelle, ainsi que des jeunes dans les écoles», note M. Murray.

Quant aux frais de surveillance, il explique qu'il s'agit d'une gestion décentralisée. «On laisse à chaque école le soin de charger ça aux parents.»

Interrogé sur les services aux élèves, M. Murray indique que la commission scolaire conserve le même nombre de professionnels, mais les professionnels travaillant à contrat pourraient voir leurs heures diminuer.

La CSET gère un budget d'environ 77 M$. Les dernières compressions s'élèvent à 1,3 M$.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer