Protection contre les incendies : Magog annonce des changements majeurs

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(MAGOG) Le Service de protection contre les incendies de la Ville de Magog subira des transformations majeures. Les trois casernes existant sur le territoire de la municipalité seront maintenues, mais les pompiers seront tous réunis au même endroit, soit en bordure de la rue Saint-Luc.

Lors de son assemblée régulière de lundi soir, le conseil municipal de Magog a adopté une série de résolutions concernant son service de lutte aux incendies. Le plan de restructuration n'a pas l'appui de tous les conseillers municipaux, mais une majorité le soutient.

« Ça n'a pas été facile comme dossier, a convenu le président de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Magog, Yvon Lamontagne, lundi soir. Il fallait penser à tous les secteurs de la ville. »

Le dossier de la protection incendie s'est retrouvé à l'avant-scène à Magog après l'annonce de la fermeture, plus tôt cette année, de la caserne numéro trois de la municipalité, laquelle est située à proximité du lac Lovering. Cette décision avait déplu à plusieurs résidents du secteur Lovering et des pressions ont été exercées pour que les élus revoient leur décision.

Finalement, une somme d'environ 140 000 $ sera investie pour rénover la caserne numéro trois de la municipalité et acheter un camion incendie qui servira dans le secteur du lac Lovering.

Compte tenu des déclarations effectuées récemment par les principaux acteurs du dossier, la décision concernant la caserne trois est peu surprenante. Peu de gens s'attendaient cependant à ce que l'on déplace la caserne principale et qu'on regroupe tous les pompiers dans celle-ci.

Selon les informations dévoilées hier, ce sont les installations municipales déjà existantes, aux abords de la rue Saint-Luc, qui accueilleront les pompiers. Le camion-échelle du service incendie, malgré ses dimensions et son poids, pourrait même être stationné à cet endroit.

Des avis divergents

Représentant le district des Deux-Lacs, la conseillère municipale Diane Pelletier a estimé que la décision prise était « la meilleure dans les circonstances ». Elle a ajouté que la municipalité se doit de tenir compte des « secteurs éloignés » depuis la fusion entre Magog, Omerville et le Canton de Magog en 2002.

Le conseiller municipal Steve Robert a pour sa part fait valoir que le maintien de la caserne trois permettra à des centaines de foyers de profiter de primes d'assurance habitation moins coûteuses. « C'est beaucoup d'argent qui n'aurait pas été dépensé dans notre ville, si on avait pris la décision contraire », a-t-il affirmé.

« Nous allons créer une fausse impression de sécurité dans deux zones avec cette décision, a déploré de son côté la conseillère Denise Poulin-Marcotte. J'aurais aussi voulu qu'on soit équitables pour les gens du secteur Venise. »

Enfin, la conseillère Nathalie Pelletier a rappelé que les règles imposées en matière de protection incendie par Québec ne correspondent pas parfaitement aux critères des compagnies d'assurances. « Le devoir de la Ville est de couvrir de façon sécuritaire le territoire. Mais là, notre décision servira simplement à éviter une hausse des frais d'assurances à certains », a-t-elle noté.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer