Une journée plus difficile pour Sarah-Eve

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Sarah-Eve Fontaine

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(SHERBROOKE) Maintenant qu'elle a remporté une grande victoire en obtenant des poumons neufs, Sarah-Eve Fontaine devra vivre beaucoup d'adaptation au cours des prochaines semaines.

La jeune femme de 20 ans doit maintenant vivre l'après-chirurgie. «Sa cage thoracique a été ouverte d'un bout à l'autre. Ça peut générer beaucoup de douleurs», explique sa mère, Annie Lussier.

«C'est une énorme coupure qu'on fait. On ouvre le thorax comme un capot de voiture. Les premières journées (après l'opération), ce n'est pas évident», commente Nicolas Noiseux, chirurgien cardiaque au CHUM, qui n'a toutefois pas assisté directement à la greffe de Sarah-Eve.

«La réhabilitation est déjà commencée, quelques heures après l'extubation.»

Sarah-Eve sera environ trois semaines à l'hôpital avant de s'installer à la Maison des greffés Lina Cyr à Montréal.

«Après la sortie de l'hôpital, ils ont des suivis. Elle aura des suivis serrés pour les possibilités de rejet», explique Annie Lussier. Sa fille devra notamment se soumettre à des bronchoscopies. «Au début, il va y en avoir fréquemment.»

Sarah-Eve devra prendre toute sa vie des médicaments contre un possible rejet. «Le risque de rejet sera toujours présent», explique sa mère. Interrogé sur les périodes critiques, Dr Noiseux explique qu'il y a le rejet immédiat (lors de la greffe), un rejet aigu, qui peut survenir durant les premières journées suivant la greffe, ou encore un rejet chronique, qui peut survenir quatre ou cinq ans après la greffe.

«On a un excellent taux de réussite, malgré la complexité de l'opération», indique Dr Noiseux.

«Sarah-Eve aura beaucoup de médicaments, mais elle n'aura plus de traitement d'inhalothérapie», explique sa mère. Certains impacts de la maladie vont toutefois demeurer, comme les difficultés que connaît son système digestif. «Elle sera immuno-supprimée : son système de défense sera amoindri.» Elle devra entre autres faire attention aux bactéries; elle devra éviter les bars à salade, les buffets, les poissons crus... «C'est beaucoup au chapitre de l'alimentation.» N'empêche : elle pourra enfin manger. Sarah-Eve était gavée depuis février. «Le quotidien nous fait rester dans l'immédiat, dans le moment présent. Sarah-Eve a passé sa vie à devoir s'adapter, c'est maintenant à nous et aux gens autour d'elle de s'adapter... (...) C'est pour le mieux. On va se mettre en mode adaptation.»

La Windsoroise atteinte de fibrose kystique a reçu samedi l'appel qu'elle attendait depuis des mois pour une greffe des poumons. Elle se trouve actuellement à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.

Comment la famille s'en sort-elle, alors qu'Annie Lussier et son conjoint ont trois autres enfants? Annie Lussier souhaite que ses deux plus jeunes filles, âgées de 8 et 13 ans, viennent rejoindre leurs parents et la grande soeur à la Maison des greffés. Leur adolescente pourra pour sa part rester à Windsor pendant ce temps. Cette volonté de réunir une partie de la famille a cependant un coût; les frais sont d'environ 35 $ par personne afin de demeurer à la Maison des greffés.

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