Weedon: «Aujourd'hui, laissons nos pancartes parler »

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Des citoyens manifestaient dans les rues de Weedon, jeudi, pour s'opposer au projet Tout sous un même toit, qui prévoit le déménagement de leur CLSC et de leur CHSLD.

La Tribune, Gabrièle Roy

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Gabrièle Roy
La Tribune

(WEEDON) Les citoyens de Weedon sont sortis dans les rues, jeudi, en manifestant pour la survie du CLSC et du CHSLD. Pour eux, c'est bien plus qu'un déménagement, c'est l'avenir de leurs soins et de leurs emplois qui sont en jeu.

La communauté poursuit sa bataille entreprise il y a deux ans contre le projet Tout sous un même toit, qui prévoit le déménagement du CLSC au CHSLD de Weedon. « Nous avons parlé et crié, mais on ne nous écoute pas. Aujourd'hui, laissons nos pancartes parler », dit un des membres du comité organisateur du rassemblement, Bertrand Croteau, en s'adressant aux quelque 150 personnes qui s'étaient déplacées pour la cause.

Avec des affiches sur lesquelles ont pouvait lire « Unis pour la survie », « Unis pour garder des acquis », ou même « Déménagement du CLSC, JAMAIS! », le message des citoyens inquiets était clair.

« Nous voulons appuyer les gens du comité de survie qui ont monté un dossier depuis deux ans. Ils ont démontré que la faisabilité de Tout sous un même toit ne fait pas de sens, parce que d'une part, il n'y a pas d'économie d'échelle et ça amènerait beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages », ajoute-t-il.

«Les gens que vous voyez ici sont pour la plupart des têtes blanches, mais c'est ça la population de Weedon.»


Si on procède bel et bien au déménagement, les citoyens croient fortement que leurs soins seront diminués de beaucoup. De plus, avec une population vieillissante, la crainte de voir disparaître des services et des emplois dans un milieu éloigné est très présente. « Les gens que vous voyez ici aujourd'hui sont pour la plupart des têtes blanches, mais c'est ça la population de Weedon », dit M. Croteau.

« On est dans une région éloignée, donc s'ils font la fusion des deux centres, on va devoir voyager plus de 45 minutes pour recevoir des soins », explique une citoyenne, Claire Rodrigue.

Non seulement pour recevoir des soins, mais également pour rendre visite à des proches qui en reçoivent. « Ce qui est important lorsqu'on est en fin de vie, c'est de se sentir en sécurité et à la maison », enchaine M. Croteau. Weedon étant à 60 km de Sherbrooke, les citoyens craignent donc que les aînés se retrouvent loin et qu'il y ait moins d'accessibilité aux services de santé.

« Ils nous disent que presque 10 lits sont vacants en ce moment, mais il y a des gens de Weedon qui sont à l'extérieur et ont besoin de soins donc ce n'est pas normal qu'ils soient si loin », dénonce M. Croteau.

« Nous voulons tout simplement garder nos emplois et nos aînés en région », explique Mme Rodrigue. « Les deux bâtisses sont en parfait état et les services qu'on y reçoit sont excellents, donc pourquoi faire ça? »

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