Rendez-vous réussi pour les Faucheurs de marguerites

Édith Lévesque est l'une des rares pilotes féminines... (La Tribune, Christine Bureau)

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Édith Lévesque est l'une des rares pilotes féminines à avoir visité samedi l'événement Les Faucheurs de marguerites. Originaire de Rivière-du-Loup, elle souhaite maintenant obtenir sa licence commerciale.

La Tribune, Christine Bureau

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<p>Christine Bureau</p>

(Cookshire-Eaton) Ce n'est pas un hasard si autant d'avions ont survolé la région durant le week-end. Des passionnés d'aviation s'étaient donné rendez-vous tout le week-end à l'événement des Faucheurs de marguerites, une invitation à laquelle les familles et les amateurs ont répondu en grand nombre.

Le beau temps aidant, le site était rempli de visiteurs samedi, chacun prenant le temps de se promener d'un avion à un autre. Vers midi, déjà plus de 140 pilotes s'étaient enregistrés. « On a beaucoup d'avions, à un tel point qu'on est obligés d'en stationner sur une piste en herbe, c'est très rare », mentionne l'un des organisateurs de l'événement, Richard Aubren.

Et qui dit grande quantité d'avions dit aussi grande diversité. « On a des appareils de tous les types, de toutes les valeurs. Il y en a des avions modestes avec des moteurs de voiture, des avions restaurés, des avions que les gens ont eux-mêmes fabriqués », énumère-t-il. Il y en avait en effet pour tous les goûts samedi, du CF-18 piloté par le capitaine Denis Beaulieu à un PA 28 Cherokee 160, piloté celui-là par « une » pilote.

« C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de femmes qui pilotent », s'exclame en riant Édith Lévesque. Cette dernière est venue de Rivière-du-Loup pour l'événement des Faucheurs, une virée qui lui a pris 1 h 45 plutôt que les 5 heures habituelles en voiture.

« L'aviation chez nous, c'est vraiment une histoire de famille », mentionne-t-elle. Ancien pilote de CF-18, son conjoint Martin Hivon donne des cours de pilotage et de voltige aérienne à Rivière-du-Loup. Il vient maintenant d'obtenir l'autorisation de donner des spectacles aériens, dont le premier aura lieu à Drummondville à la fin du mois d'août. Leur fils est lui aussi pilote. « Un peu à la blague, ils m'ont mis au défi de suivre mon cours moi aussi et j'ai découvert que j'aimais vraiment voler », raconte-t-elle.

Une « figure de l'aviation de brousse »

Après Robert Piché l'an dernier, c'était au tour du pilote Thomas Fecteau d'être président d'honneur de l'événement. « C'est l'un des pionniers de l'aviation de brousse. Il a eu une vie assez aventureuse. Il allait dans des endroits où il n'y avait pas d'infrastructure, pas de nourriture, pas d'eau courante », explique Richard Aubren. « Il était toujours accompagné de sa femme. Ils ont vécu ces aventures ensemble. »

Sous le pavillon Thomas Fecteau, le vétéran pilote a pris un malin plaisir à raconter les détails de ces aventures dans le Nord québécois. C'était à une époque où le Québec n'était même pas encore cartographié. « C'est ce que je répète souvent : je n'ai pas été plus chanceux qu'un autre, j'ai seulement été plus chanceux », a-t-il humblement confié.

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