50 ans dans l'industrie du cheveu

Depuis 50 ans, Nicole Jean vit une véritable... (IMACOM, Jessica Garneau)

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Depuis 50 ans, Nicole Jean vit une véritable passion avec son métier de coiffeuse, un métier qu'elle partage dans la bonne humeur et ce plaisir sans cesse renouvelé de mettre des sourires sur les visages de sa clentèle.

IMACOM, Jessica Garneau

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(COATICOOK) Maître coiffeur et maître coloriste, Nicole Jean fêtera le 5 juillet son 50e anniversaire de carrière. Propriétaire du Salon Espagnol à Coaticook, la coiffeuse continue d'accueillir sa clientèle avec cette même passion et ce même enthousiasme qui l'habitaient à ses débuts en 1965.

«À l'âge de 10 ans, je frisais les voisines et elles me donnaient 25 sous, se rappelle Nicole Jean. Avec l'argent je me suis acheté une douzaine de rouleaux en plastique rose! J'avais divisé mes 12 rouleaux entre mes quatre madames pour leur friser le dessus de la tête et je faisais le tour avec des bobépines et des carrés de papier de toilette.»

Visiblement née pour la coiffure, Nicole Jean a pris soin de perfectionner son talent naturel par une formation à l'école Paul de Rycke, laquelle forme encore aujourd'hui la relève. «Je faisais partie du deuxième groupe quand l'école a débuté. Le cours se donnait en haut du Granada à Sherbrooke.» Avant même d'avoir complété sa formation, elle a décroché son premier emploi de coiffeuse au Salon Félix où elle travaillait les soirs et la fin de semaine. Elle a 15 ans.

Après trois ans, elle a passé ses examens de compétence et c'est là qu'elle a choisi de retourner à Coaticook à l'emploi du Salon Mercier avant de prendre du service au Salon Capri trois ans plus tard. Lorsque la propriétaire a déménagé à Sherbrooke, elle a été recrutée par le Salon Espagnol qu'elle a ensuite acquis en 1975. Un salon représentatif de son nom avec ses couleurs rouge et noir, son fer forgé et ses meubles de style hispanique. Si le décor a bien changé depuis, il en va autrement pour la coiffure.

«Plus ça change, plus c'est pareil, c'est comme une roue, déclare Nicole Jean. La seule différence, c'est qu'à l'époque on faisait les coiffures hautes avec les rouleaux et que les clientes passaient deux heures et demie sous le séchoir avant qu'on les coiffe. Aujourd'hui, on prend le fer plat, ça prend une demi-heure et c'est fini. Que ce soit dans n'importe quel métier, il faut suivre les formations, apprendre les nouvelles tendances, les nouvelles techniques, les nouveaux produits, c'est ce qui rend ce métier si intéressant. Il n'y a pas de gens laids, seulement des cheveux mal taillés ou des coiffures qui ne conviennent pas au visage.»

«Après 50 ans, j'ai encore hâte de me rendre au salon à 6 h le matin, préparer le café, voir arriver ma première cliente et la voir repartir de bonne humeur. Être coiffeuse, c'est un peu être thérapeute. Conseiller mes clients, les écouter. Tant que j'aurai du plaisir et la santé, jamais je n'arrêterai de couper des cheveux.»

mcarbonneau@latribune.qc.ca

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