Poste de la SQ dans la MRC de Memphrémagog : «On n'a pas à se mêler du processus», dit Thériault

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(MAGOG) En dépit de la pression exercée, la ministre de la Sécurité publique du Québec, Lise Thériault, persiste et signe : pas question pour elle de forcer la main à la Sûreté du Québec dans le but qu'un nouveau poste de police soit rapidement construit dans la MRC de Memphrémagog.

«On n'a pas à se mêler du processus en cours», soutient fermement Jean-Philippe Guay, qui agit à titre d'attaché de presse de la ministre de la Sécurité publique.

Puisqu'on préfère ne pas voir le gouvernement se mêler des enquêtes policières au Québec, la position de la ministre Thériault semble tout à fait normale. Elle apparaît toutefois plus surprenante quand on sait que le nom d'un des prédécesseurs de Mme Thériault, Jacques Chagnon, se trouve à la fin du contrat qui détaille les services offerts par la SQ dans la MRC de Memphrémagog.

Le contrat en question a été signé en 2007. L'ex-préfet Roger Nicolet ainsi que le directeur général de la MRC de Memphrémagog, Guy Jauron, ont également signé le document. La signature de l'ancien commandant de la SQ en Estrie, Donald Gingras, apparaît par surcroît à la fin du texte.

Étant donné que la signature de l'ex-ministre libéral Jacques Chagnon est présente, comment se fait-il que le Ministère ne puisse pas intervenir? «La SQ reçoit une enveloppe annuelle et c'est elle qui priorise ses dossiers. Elle est complètement indépendante», note Jean-Philippe Guay.

L'attaché de presse de la ministre Thériault ajoute par ailleurs que sa patronne «n'est pas imputable pour tout ce qui s'est passé dans les sept ou huit dernières années».

M. Guay rappelle à ce sujet que le gouvernement Couillard n'a pris les rênes de l'appareil gouvernemental qu'au printemps 2014. «Ce dossier, on le voit dans un processus de quelques mois et non de plusieurs années.»

Des représentants de la Société québécoise des infrastructures et de la SQ ont discuté du projet de nouveau poste de police dans la MRC de Memphrémagog à au moins deux reprises lors de rencontres de travail récentes. «De notre point de vue, les choses avancent», déclare Jean-Philippe Guay.

La capacité de payer

Selon l'attaché de presse de la ministre Thériault, les intervenants chargés d'étudier le dossier doivent absolument considérer la «capacité de payer» des Québécois dans le cadre de leur analyse.

«On ne fera pas de compromis sur la rigueur budgétaire, lance-t-il. On a déjà revu l'ensemble des projets du gouvernement et on va continuer avec la même approche.»

De leur côté, les municipalités de la MRC de Memphrémagog desservies par la SQ aimeraient en avoir pour leur argent. Elles ont décidé de ne plus payer pour les services du corps policier de façon temporaire. Et elles pourraient tenter de renégocier à la baisse, advenant une réponse négative concernant le projet de nouveau poste.

S'il n'a que peu d'informations nouvelles à transmettre, M. Guay affirme comprendre la frustration des intervenants locaux. «C'est frustrant pour nous aussi, car on est entre l'arbre et l'écorce.»

La Tribune désirait obtenir une entrevue avec Lise Thériault pour faire le point sur ce dossier, mais cette demande a été refusée. La même demande a été transmise au ministre responsable de l'Estrie, Pierre Paradis, qui n'a pas davantage accepté de s'exprimer publiquement.

jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca

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