Un premier festival consacré au rap

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Déterminé à offrir aux Victoriavillois une scène rap digne de ce nom, Steeve Lemieux a annoncé la création du Festirap, qui en sera à sa première présentation les 28 et 29 août au Colisée Desjardins de Victoriaville. Pour ce premier rendez-vous, il misera sur des figures bien connues du rap québécois comme Sir Pathétik, Taktika, Kasper, Caya et Psycadelick.

« Ça fait trois ans que je travaille sur le projet. J'ai d'abord créé un studio d'enregistrement pour les artistes rap et hip-hop. Je voulais les faire connaître et leur donner une chance de se produire sur scène est c'est comme ça que le Festirap est né », explique le promoteur.

Pas moins d'une cinquantaine « d'artistes de la rue » se produiront sur trois scènes aménagées stratégiquement au Colisée. Il s'agit du seul festival consacré uniquement à la culture hip-hop dans la province.

Une majorité d'artistes ont été repêchés dans la région de Victoriaville. C'est notamment le cas du groupe The Monk. Le leader de la formation, Maurice « Moemeister » a tenu à préciser que si la musique rap a longtemps été associée à la violence, les temps ont bien changés. On s'attend donc à ce que l'événement victoriavillois soit paisible et plaisant.

« Je suis un père de famille et je n'ai rien de violent. Pour moi, le rap sert à parler de tout et de rien. C'est avant tout de la poésie. Les gens ne seront pas là pour mettre le trouble, mais pour s'amuser », a-t-il promis.

Un nouvel album

Si le Festirap offrira une première scène pour plusieurs artistes de la relève de la région, il constituera également une belle occasion pour ceux qui ont un peu plus d'expérience de faire entendre leur nouveau matériel. C'est notamment le cas de Kasper qui présentera les meilleurs titres de Prison d'or, son plus récent opus.

« Lorsqu'on m'a approché pour participer, j'ai tout de suite su que ça valait la peine. Le rap a un effet rassembleur et en plus, on le fait pour amasser des fonds pour une bonne cause », a-t-il dit.

Le président a effectivement annoncé qu'une partie des profits générés par l'événement serviront à financer l'oeuvre de Gilles Dion, qui a pour objectif d'aider des parents d'enfants aux prises avec une maladie rare. Le reste des bénéfices sera réparti entre la fondation Les amis d'Elliot et l'école de danse, équilibre et mouvement Kdanse afin de permettre à des enfants défavorisés de suivre des cours de danse.

On s'attend à ce qu'entre 2500 et 5000 personnes assistent aux deux journées du premier Festirap. On espère attirer des gens d'un peu partout en province vu l'unicité de l'événement.

Même si la violence n'est pas une option pour les organisateurs, Steeve Lemieux a annoncé la présence d'agents de sécurité afin d'assurer le bon déroulement des activités sur le site. Si tout se passe comme prévu, le deuxième Festirap déménagera sur une scène extérieure afin d'augmenter sa capacité. Il est également question de créer des événements parallèles à Montréal et Québec, ainsi qu'un concours provincial de musique rap dont la finale aurait lieu à Victoriaville.

ypoisson@latribune.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer