«Encore trop d'enfants ont besoin de la DPJ »

Alain Trudel...

Agrandir

Alain Trudel

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) Quelque 1091 enfants se trouvent présentement dans une situation qui doit être prise en charge par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) en Estrie. C'est le bilan que dresse la DPJ en Estrie dans le cadre de son 12e bilan annuel.

La DPJ régionale a reçu 2766 signalements dans la dernière année pour des enfants qui auraient pu se trouver en danger et, de ce nombre, 1297 signalements ont été retenus. Le portrait global demeure environ le même que celui de l'année précédente en Estrie.

« Au Québec, la DPJ reçoit 238 signalements... par jour. Il y a encore toujours beaucoup trop d'enfants qui ont besoin des services de la protection de la jeunesse », déplore Alain Trudel, directeur de la protection de la jeunesse en Estrie.

En livrant son bilan annuel, Alain Trudel a voulu envoyer un message fort : en cette période où les restrictions budgétaires et d'austérité entrainent des choix difficiles dans les différentes sphères des gouvernements, les enfants doivent être une priorité nationale. Jusqu'ici, a-t-il d'ailleurs souligné, les budgets liés à la protection de l'enfance demeurent intouchés.

« Les enfants ont rarement la chance de se faire entendre dans les débats politiques ou dans l'actualité pour rappeler quels sont leurs besoins fondamentaux et comment nous devons y répondre. Leur voix n'est pas présente dans les médias conventionnels ou sociaux », souligne Alain Trudel.

«Les besoins qui ne sont pas répondus n'ont pas nécessairement d'impact tout de suite, mais ça va venir.»


La négligence et le risque sérieux de négligence demeurent les motifs les plus fréquents pour retirer les enfants à une famille. Les mauvais traitements physiques, psychologiques et sexuels les risques sérieux de subir de tels traitements poursuivent la liste des raisons d'intervenir auprès des jeunes.

« Un enfant négligé subira plus d'impacts qu'un enfant frappé », fait savoir Alain Trudel.

Par négligence, il est question de tous les besoins fondamentaux qui ne sont pas comblés par la famille : l'alimentation, un toit décent, les besoins de sécurité...

« Les besoins qui ne sont pas répondus n'ont pas nécessairement d'impact tout de suite, mais ça va venir », déplore le directeur de la DPJ en Estrie.

De quoi les enfants ont-ils besoin pour devenir des adultes solides et de futurs leaders en santé? Voilà encore une question sur laquelle Alain Trudel souhaitait insister cette année pour donner une voix aux enfants.

« Les enfants ont besoin d'amour, de sécurité et de stabilité. Il est primordial que leur intégrité soit respectée. Ils ont aussi besoin de conditions propices à l'apprentissage et au développement pour favoriser la croissance de leur autonomie. La discipline permet aussi à nos petits êtres en construction de distinguer le bien du mal et ce qui est acceptable dans la famille, à l'école et dans la société », ajoute M. Trudel.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer