Une seconde patinoire à Magog: l'heure de la décision approche

Les amateurs de hockey de Magog sont nombreux à espérer l'ajout d'une seconde... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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(MAGOG) Les amateurs de hockey de Magog sont nombreux à espérer l'ajout d'une seconde patinoire à l'aréna de leur ville. Consciente que des besoins existent, la Ville de Magog a formé un comité spécial en 2014 pour étudier ce projet. Le temps est-il maintenant venu de passer à l'action? Le conseil municipal prévoit trancher la question à court terme.

Les membres du conseil municipal ont récemment reçu un rapport d'une vingtaine de pages, préparé par la firme BC2, portant sur le projet de construction d'une seconde patinoire intérieure à Magog.

Le rapport contient des chiffres sur la croissance démographique à Magog et sur le nombre de personnes qui fréquentent les arénas dans le secteur magogois. Il expose également les différentes avenues possibles pour obtenir l'ajout d'une seconde glace : partenariat public-privé (PPP), création d'un organisme à but non lucratif, investissement public ou projet entièrement privé.

D'après le comité mis sur pied en 2014 pour analyser le dossier, un partenariat public-privé (PPP) représenterait l'avenue la plus intéressante pour la Ville de Magog. «Ça peut prendre plus qu'une forme, un PPP. Mais, habituellement, la municipalité est locataire quand il s'agit d'un aréna», indique le conseiller municipal et président du comité spécial, Jean-Guy Gingras.

Celui-ci poursuit en soulignant que la surface glacée déjà existante, à l'aréna municipal, passerait aux mains de l'entreprise privée partenaire, advenant que la Ville de Magog opte pour un PPP.

Quoi qu'il en soit, il ne fait aucun doute, aux yeux de Jean-Guy Gingras, qu'une seconde patinoire intérieure constitue une nécessité à Magog. «Au Québec, il y a une glace par 20 000 habitants et notre bassin de population ici est de 44 000 personnes», fait-il valoir.

Puisque plus d'une option est sur la table et que l'analyse n'est pas complétée, il est difficile à ce stade d'aborder la question des coûts. Notons cependant que la Ville de Magog serait obligée d'injecter plus de 2,5 millions $ dans son aréna actuel, même si elle concluait qu'elle n'a pas besoin d'une deuxième glace. Le système de réfrigération du lieu doit notamment être remplacé.

La mairesse en accord

Ayant aussi pris connaissance des chiffres colligés par BC2, la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, en arrive à une conclusion identique à celle du conseiller Gingras. «Le besoin pour ce projet est maintenant démontré hors de tout doute», lance-t-elle.

Elle en profite d'ailleurs pour rappeler que la Ville de Magog a été forcée d'acheter des heures de glace à Stanstead ces dernières années, faute de pouvoir desservir tout le monde chez elle. «C'est impensable comme situation, lance-t-elle. Et ce qui s'est passé avec la ligue Labatt aussi n'a pas de sens.» La ligue Labatt avait droit à des heures de glace en matinée le dimanche à l'aréna municipal. Plus tôt ce printemps, les élus de la ville ont toutefois décidé de conserver ces heures pour les enfants.

En dépit des arguments favorables avancés, le projet ne rallie pas tous les conseillers municipaux (voir autre texte). Seulement quatre sur dix se déclarent prêts à aller de l'avant à court terme. D'autres affirment cependant qu'ils n'ont pas terminé leur réflexion.

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