Les refuges pour les martinets-ramoneurs ont été installés

Les deux cheminées préfabriquées par des élèves du... (Imacom, Maxime Picard)

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Les deux cheminées préfabriquées par des élèves du Centre de formation 24-juin ont été installées dans le boisé du marais Réal D. - Carbonneau et près de la Rivière aux Cerises à Magog.

Imacom, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Dans un boisé, une dizaine de briqueteurs s'affairent à ériger une cheminée. Et ce n'est pas pour y faire des feux de camp. L'équipe a installé deux cheminées préfabriquées par des élèves du Centre de formation professionnelle 24-juin durant leurs cours : la première dans le boisé du marais Réal D. - Carbonneau et l'autre près de la Rivière aux Cerises à Magog.

Ce projet est le résultat d'une entente entre la Société de loisir ornithologique de l'Estrie (SLOE) et le Centre de formation professionnelle 24-juin dans l'optique d'offrir un nid aux martinets-ramoneurs, une espèce d'oiseau en danger qui se loge dans de creuses cavités verticales comme les cheminées.

«Il y a de moins en moins de cheminées en raison du chauffage électrique, explique Benoît Turgeon, président de la SLOE. On espère accueillir un couple de martinets ramoneurs ici et un autre à Magog, mais on ne sait pas si ça va fonctionner, idéalement il en faudrait des centaines d'autres!»

Un exercice de créativité

L'initiative de cette idée originale revient en grande partie à Serge Mercier, conseiller pédagogique au Centre 24 juin et ornithologue. C'est lui qui a entrepris les démarches afin de récupérer les cheminées construites en classe afin de les ériger en nature.

«Je connaissais bien le programme et je suis allé voir l'enseignant du cours de cheminée pour lui demander si celles construites dans son cours, il était obligé de les détruire», explique-t-il.

Une fois l'aval de la commission scolaire obtenu, M. Mercier a entrepris des démarches auprès de la Commission de la construction du Québec pour l'obtention d'une autorisation spéciale : la loi interdit aux étudiants de travailler dans le domaine de la construction en dehors des salles de classe.

«Ils ont accepté, pourvu que la cheminée ne soit pas liée à une maison ou qu'elle ne servait pas à faire du feu et que c'était seulement un nichoir, mentionne-t-il. Ça a été un point crucial des démarches.»

L'autre moment important est survenu lorsque M. Mercier a reçu des confirmations comme quoi le matériel nécessaire serait donné par des commanditaires.

«On est fier de dire qu'aucuns fonds public n'a été mis dans ce projet», souligne-t-il.

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