Les libéraux prêts à regagner le vote québécois

Les libéraux fédéraux Marie-Claude Bibeau, candidate dans Compton-Stanstead,... (Imacom, René Marquis)

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Les libéraux fédéraux Marie-Claude Bibeau, candidate dans Compton-Stanstead, Marc Desmarais, qui se présente dans Richmond-Arthabaska, les coprésidents provinciaux de la campagne électorale du Parti libéral du Canada, Marie Tremblay et Pablo Rodriguez, et Denis Paradis, candidat libéral dans Brôme-Missisquoi étaient de passage dans les locaux de La Tribune, plus tôt cette semaine.

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EMANUELLE BOUTIN-GILBERT
La Tribune

(SHERBROOKE) Les candidats régionaux du Parti libéral de Justin Trudeau se disent plus prêts que jamais pour les élections fédérales à venir. Les coprésidents provinciaux de la campagne électorale 2015 du Parti libéral du Canada, Marie Tremblay et Pablo Rodriguez, parlent de renouveau.

Alors que le PLC entame sa tournée provinciale, Marie Tremblay et Pablo Rodriguez se sont déplacés dans les bureaux de La Tribune accompagnés des candidats de la région. Ils ont présenté les enjeux régionaux qui constitueront leurs priorités. Les députés parcourront les routes de la région afin de rencontrer les citoyens et d'échanger sur leurs préoccupations.

« Notre équipe n'aura jamais été aussi forte depuis 1993. On a une équipe neuve. Seulement huit candidats sur soixante-dix-huit ont déjà siégé à la chambre des communes », commence Pablo Rodriguez.

« On va pas se le cacher, en 2011 on a mangé une volée », concède M. Rodriguez. Mme Tremblay avoue qu'après la défaite des dernières élections fédérales, elle sentait que les appuis n'étaient pas là. Il faut rappeler qu'à l'époque, le Parti libéral du Canada se remettait tranquillement du scandale des commandites dont le rapport final avait été livré au début de l'année 2006.

« La page a été tournée par les électeurs », constate Pablo Rodriguez. « Le parti a payé et c'est correct. Aujourd'hui, ce n'est plus un enjeu, on nous en parle plus. » Marie Tremblay ajoute qu'eux, ils s'en souviennent. « Plus jamais ça n'arrivera », confirme-t-elle.

La faute aux médias

Devant la critique que certains font du chef du parti et son manque de contenu, Mme Tremblay rétorque que puisqu'ils constituent le troisième parti, ils n'ont pas beaucoup de temps pour s'exprimer. Elle ajoute qu'ils ont fait de belles annonces et attribue aux médias un manque de couverture. « Du contenu, on en a », clame-t-elle.

Selon M. Rodriguez, « le parti garde ses munitions » et « ce sera largement compensé par le programme quand il sera sorti ».

Même si les résultats d'un sondage Crop effectué à la moitié du mois de mai démontrent que l'intention de vote des Québécois a diminué pour le Parti libéral du Canada et qu'elle a considérablement augmenté pour le NPD, les représentants libéraux ne semblent pas s'alarmer. « Avec les réseaux sociaux, l'opinion publique change beaucoup plus vite », dit Pablo Rodriguez.

Le retour de Duceppe à la tête du Bloc québécois n'inquiète pas non plus les libéraux. « Quel sera l'impact, on ne sait pas vraiment... Il y en a qui disent que le Bloc et le NPD vont se disputer entre eux, on verra. Nous, pendant ce temps-là, on va garder le cap », assure le coprésident de la campagne.

Une équipe, plusieurs priorités régionales

Les députés du Parti libéral du Canada de la région estrienne ont exposé les priorités qui alimenteront leurs discussions. De l'environnement à la rétention des jeunes diplômés de la région, les libéraux ont lancé quelques idées.

M. Paradis indique qu'il est revenu dans le paysage politique après huit ans d'absence parce qu'il est préoccupé par l'environnement. Il affirme avoir l'impression qu'avec les conservateurs, les dossiers sont dans le même état qu'à son départ. « Je sais même pas s'ils savent comment s'écrit le mot environnement », s'indigne-t-il.

Ses principales inquiétudes concernent la qualité de l'eau que de nombreux citoyens estriens consomment. Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'eau que boit une majorité de Sherbrookois et de Magogois provient du lac Memphrémagog, lequel risque fort bien d'être affecté par les installations du site d'enfouissement de Coventry exploité par Casella Waste Systems, situé près de la rivière Black, et qui est le principal cours d'eau qui alimente le lac concerné.

Depuis novembre 2014, il est permis d'y enfouir jusqu'à 600 000 tonnes de déchets. Denis Paradis croit que ce site représente un réel danger pour la santé des citoyens. Il affirme qu'il serait essentiel de repenser le traité qui a été signé avec les ÉtatsUnis au sujet de la règlementation entourant les eaux limitrophes.

Tom Allen, l'homme qui était à la tête de l'organisation des Jeux d'été du Canada en 2013, parle d'investissements dans les infrastructures. L'encadrement du transport des matières dangereuses par voies ferroviaires et l'aéroport de Sherbrooke feront partie de ses priorités.

Denis Paradis se dit d'accord quant au développement de l'aéroport de Sherbrooke et croit que la coexistence avec l'aéroport régional Roland-Désourdy de Bromont est possible.

« Il y a une vocation pour les deux endroits. Je ne vois pas de problèmes de survie pour les deux aéroports », affirme le candidat libéral.

Pour sa part, Tom Allen s'engage également à discuter de la collaboration entre les différents paliers gouvernementaux afin de créer des programmes de subventions d'aide aux petites entreprises, et ce afin de donner envie de rester et de contribuer à l'essor de l'économie locale aux quelque 27 000 étudiants qui obtiennent d'établissements de la région leur diplôme d'études postsecondaires.

Marie-Claude Bibeau, aussi connue comme directrice générale du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, croit qu'il faudra également ramener sur la table la mise sur pied de programmes d'emploi pour les immigrants de la région.

Le candidat dans Richmond-Arthabaska, même si ces enjeux touchent indirectement les municipalités qu'il représente, s'est dit très heureux de pouvoir mener cette campagne avec des collègues de ce calibre.

En somme, « on va être là pour écouter ce que sont les besoins des gens », conclut Denis Paradis.

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