Les travaux au ruisseau Pratt commencent enfin

La crue subite des eaux de mardi soir... (La Tribune, Maryse Carbonneau)

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La crue subite des eaux de mardi soir a réussi à s'infiltrer sous le bâtiment de Place J.R. Lefebvre, inondant plusieurs sous-sols de commerces locataires avant de faire place à un grand vide.

La Tribune, Maryse Carbonneau

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(COATICOOK) Les travaux correctifs visant à consolider les berges du ruisseau Pratt responsable de l'inondation du centre-ville en janvier 2014 commenceront lundi si le niveau de l'eau le permet. En effet, malgré les efforts conjugués de la Ville de Coaticook et de la MRC de Coaticook, ces travaux n'ont pas pu être effectués l'an dernier malgré les inondations survenues en janvier.

« Les plans et devis ont été faits et la demande du certificat d'autorisation a été déposée en octobre dernier au ministère de l'Environnement, mais il n'a pas été octroyé pour des travaux en 2014 étant donné que ceux-ci doivent être réalisés entre le 15 juin et le 15 septembre », explique Marie-Claude Bernard, chargée de projet pour les ressources naturelles à la MRC de Coaticook.

Ces travaux consistent essentiellement à remplacer les murs de béton par des murs en palplanches d'acier. Sept propriétés réparties sur 134 mètres de rive se partageront, avec l'aide de la Ville de Coaticook, le coût des travaux estimé à 925 000 $.

Finalement, 18 mois après la première inondation qui a touché de nombreux bâtiments au centreville, les travaux devraient débuter lundi et se poursuivre jusqu'au 21 août.

Les travaux doivent être effectués en été pour, entre autres, protéger la faune aquatique en période d'étiage. Cela prend aussi en compte les pluies abondantes en période automnale, « ce qui occasionnerait de nombreuses problématiques tant pour l'environnement que pour la faisabilité du projet », peut-on lire dans la correspondance du ministère de l'Environnement à la MRC.

Or, il faut se rappeler que, l'automne dernier, le maire Bertrand Lamoureux avait déclaré haut et fort que « le ministère de l'Environnement a été averti que s'il arrivait quelque chose, il en serait responsable ». Un dénouement qui n'est pas aussi explicitement partagé par le ministère de l'Environnement qui maintient sa ligne de conduite quant au respect des échéanciers et des règles du jeu. « C'est la faisabilité et la durabilité même des ouvrages qui peuvent être remis en question si le projet n'est pas réalisé par temps sec », tient à rappeler Daniel Messier, responsable des communications au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC).

Malheureusement, les événements de cette semaine ont démontré que dame Nature fait fi des échéanciers et les pluies diluviennes ont accru les dommages aux murets de rétention. « À première vue, les dommages causés par l'inondation n'impactent pas les travaux à faire, à l'exception de Place Lefebvre où il pourrait y avoir des modifications à apporter, mais c'est le seul cas identifié à ce jour », affirme Marie-Claude Bernard. De fait, l'eau s'est engouffrée sous l'édifice commercial, inondant les entrepôts d'Uniprix et de Korvette, ainsi que les bureaux du Progrès de Coaticook, laissant un grand vide sous le bâtiment.

Soucieux de protéger son établissement, le propriétaire Jean-Pierre Lefebvre avait fait construire dans les années 1970 un mur enveloppant le solage jusqu'à une profondeur de deux mètres sous le niveau du ruisseau.

« Il y a des décisions qui se prennent pour essayer de sauver des ménés, alors que ma priorité, c'est la sécurité de tout mon monde, déclare Jean-Pierre Lefebvre. Je ne veux plus qu'il y ait de dégâts, mais on doit agir au plus vite. Estce qu'on doit réviser les devis? Une chose est claire, je n'ai pas l'intention de payer une cenne de plus! »

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