Salle comble pour Le vieil indien à Magog

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À la fin de la première du Vieil indien mercredi soir, des personnes apparaissant dans le film ont rejoint le cinéaste Kanatakhatsus Meunier à l'avant de la salle. On reconnaît, dans l'ordre habituel, Charles Catchpaugh, Jean-Pierre Kesteman, M. Meunier lui-même, ainsi que Harvey Catchpaw.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) La première du documentaire Le vieil indien a été présentée devant une salle comble à Magog. Le film tout autant que le cinéaste, Kanatakhatsus Meunier, se sont attiré des éloges.

Quelques personnalités du milieu, dont la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, et le maire d'Orford, Jean-Pierre Adam, ont assisté à la première séance de visionnement publique du documentaire mercredi soir. Des citoyens se sont aussi déplacés pour découvrir l'oeuvre cinématographique de M. Meunier.

Le vieil indien explique dans quelles circonstances est né le parc national du Mont-Orford et s'attarde à l'histoire de la région Magog-Orford, prisée des touristes depuis des décennies.

On apprend notamment, en visionnant le film, que le mont Orford a longtemps été considéré comme étant le plus haut sommet dans l'Est du Canada, ce qui a incité des peintres de renom à lui consacrer une ou des oeuvres.

L'humoriste et auteure Clémence DesRochers apparaît par ailleurs à l'écran à plusieurs occasions pour lire des vers écrits par son père, Alfred. L'attachement d'Alfred DesRochers à la région et au mont Orford est bien connu. Une des trois montagnes de la station Mont Orford porte son nom.

L'historien Jean-Pierre Kesteman étale également tout son savoir sur le passé de la région dans le documentaire. Et il se permet même de trancher indirectement un débat qui avait cours dans la région, il y a dix ans, en laissant entendre que le fondateur du parc du Mont-Orford, George Austin Bowen, aurait été opposé à la construction de chalets ou de condominiums à l'intérieur de cet espace.

»Excellent»

Vicki May Hamm a beaucoup apprécié le contenu du film. «C'est un excellent documentaire, lance-t-elle. Pour moi, le cinéaste démontre que conservation et récréation ont toujours cohabité dans le parc du Mont-Orford. Ce sont deux vocations pouvant être réconciliées, pourvu qu'on ne se braque pas.»

La Ville de Magog a versé 5000 $ pour aider le documentariste à tourner son film. Elle souhaite que son documentaire soit à nouveau présenté au public magogois à court terme. Mais on ne sait pas encore à quel moment exactement.

Ex-maire d'Orford, Pierre Rodier estime que l'oeuvre est d'une grande qualité artistique. «Les couleurs, l'ambiance qui s'en dégage et les témoignages recueillis produisent leur effet. Ça permet de voir que le combat pour éviter la construction de condos dans le parc a été utile», soutient-il.

Quant au maire actuel d'Orford, Jean-Pierre Adam, il juge que le documentaire est «une belle prise de parole. Il y a de l'information et des sentiments. En plus, le son et l'image sont bons.»

Aussi président de la table d'harmonisation du parc du Mont-Orford, M. Adam croit que les dirigeants de l'aire protégée devraient trouver une façon d'honorer la mémoire du médecin George Austin Bowen de façon plus éloquente. Kanatakhatsus Meunier propose de donner le nom de M. Bowen au territoire qui s'ajoutera bientôt à l'aire protégée.

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