Domtar a récolté sa forêt de peupliers âgée de seulement 15 ans

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Non loin du village de Sainte-Catherine-de-Hatley, la compagnie Domtar a récolté ses arbres hybrides sur un de ses terrains.

La Tribune, Claude Plante

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(SHERBROOKE) Le paysage du secteur sud de la municipalité de Sainte-Catherine-de-Hatley a radicalement changé au cours des derniers mois, à la suite de la récolte d'arbres hybrides sur un terrain de la compagnie Domtar.La forêt de peupliers était rendue à maturité, seulement 15 ans après avoir été semés, et a pu servir à faire du papier.

Le reboisement du terrain avec le même peuplier hybride à croissance rapide est prévu pour le printemps 2016, mentionne André Gravel, directeur de l'approvisionnement en fibre chez Domtar de Windsor.

Le champ de 53 hectares, qui était un ancien champ agricole, a été l'un des premiers à être semés en peupliers hybrides par la compagnie, dit-il.

«Avant, c'était un champ. C'est devenu une forêt. Elle a été récoltée une première fois en 2012 à la suite d'une tempête de verglas. Une partie des arbres avait été endommagée», explique M. Gravel.

«La récolte complète a eu lieu en 2014. Les peupliers de Sainte-Catherine-de-Hatley avaient été plantés en 1998. Quinze ans plus tard, ils étaient prêts à être récoltés.»

Domtar a commencé à s intéresser aux arbres hybrides au début des années 1990. Le peuplier hybride pousse trois fois plus vite que le peuplier naturel. Il est développé par le gouvernement québécois et résulte d'un croisement entre l'espèce locale et le peuplier de l'Ouest canadien, ajoute M. Gravel.

Un peuplier traditionnel peut prendre de 40 à 45 ans à atteindre sa maturité. «Le peuplier hybride n'est pas un OGM. Il nous permet de profiter des meilleures caractéristiques de l'essence du peuplier d'ici et de celui de l'Ouest canadien», note M. Gravel.

«En moyenne, on le récolte environ 18 ans après l'avoir planté. Sa croissance dépend de plusieurs facteurs, notamment du sol dans lequel il pousse.»

Plusieurs vérifications sont faites, sa récolte n'étant pas laissée au hasard. On le récolte avant qu'il ne s'abime de lui-même parce que rendu trop vieux.

On devra travailler et fertiliser le sol de la coupe à blanc dans les prochains mois. On plantera les jeunes pousses au printemps 2016.

Toutes les opérations sont faites en informant le voisinage et la municipalité, insiste André Gravel. On doit respecter les lois et les règlements. Le tout se déroule conformément à la certification FSC (Forest Stewardship Council) sur la récolte du bois de façon durable.

«Nous avons fait une présentation devant la municipalité et nous avons rencontré les voisins du terrain pour leur expliquer la nature des opérations avant de procéder», assure-t-il.

«Sans compter que nous devons aussi protéger les espèces et la faune sur nos propriétés.»

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