Colère et frustration chez les sinistrés de Compton

Les sinistrés de Compton, dont Thérèse Tousignant-Poulin, ont vu... (Imacom, Jessica Garneau)

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Les sinistrés de Compton, dont Thérèse Tousignant-Poulin, ont vu leur cauchemar s'amplifier hier lorsqu'ils ont appris que le programme général d'aide financière auquel ils ont droit ne correspond pas à leur situation.

Imacom, Jessica Garneau

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Gabriele Roy
La Tribune

(COMPTON) Ce qui paraissait être la solution miracle pour les sinistrés de Compton s'est avéré être la continuité de leur cauchemar.

À la suite des inondations qui ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, la municipalité de Compton organisait jeudi soir une rencontre pour faire le bilan des dommages et donner de l'information aux sinistrés. Les coûts des dommages créés par ces inondations sont estimés à près de 1 M$. De plus, l'équipe de la voirie municipale a recensé à ce jour 53 sites distincts où des travaux devront être réalisés.

Le maire de Compton, Bernard Vanasse, était content d'annoncer aux citoyens présents qu'un arrêté de la ministre de la Sécurité publique avait été reçu plus tôt dans la journée, indiquant que la municipalité de Compton et ses citoyens allaient pouvoir bénéficier du Programme général d'aide financière lors des sinistres réels ou imminents.

Ce plan a toutefois cependant suscité la grogne chez les citoyens. En faisant la lecture du programme d'aide financière, le maire, les gens de la sécurité publique ainsi que les citoyens se sont aperçus que peu de leurs pertes allaient être compensées.

Les sinistrés pourront recevoir un montant d'argent pour des biens tels que des mobiliers de salon, des chaises ou même des rideaux. Cependant, ces derniers s'inquiétaient des coûts reliés au nettoyage de terrains, de la perte de terrains, du gisement du sol ou du bris de garages et de remises s'étant écroulés dans les cours d'eau. À leur grande surprise, rien de tout ça ne serait couvert.

«On a des personnes qui ont 50 000 à 60 000 $ de dommages et, aujourd'hui, on nous dit qu'on ne peut pas les aider», dit Bernard Vanasse, sous le choc. «Quand on travaille toute notre vie et qu'on est un travailleur ordinaire qui part chaque matin avec sa boîte à lunch, ce qu'on a ramassé dans notre vie, c'est notre maison et notre chez-soi. Ce qu'on nous dit ce soir c'est «vos problèmes, arrangez-les! Et votre chez-vous, ça va ressembler a un chantier de guerre, nous on peut rien faire.»«

Pour le couple de Doris Grenier et Jean-Claude Sarrazin, l'histoire est une tragédie sans fin. «Il y a eu un gisement de terrain et le cours d'eau a creusé jusqu'en dessous de la maison. On ne sait pas si on va commencer à flotter», dit Mme Grenier en constatant les dommages sur sa maison mobile. «J'ai essayé de balayer, mais c'est de la grosse boue lourde et mon mari a essayé de ramasser les branches, mais il est tombé dans la vase», ajoute-t-elle, très émue en pointant les blessures aux genoux de son mari.

Quant à Thérèse Tousignant-Poulin, c'est sa remise et celle de sa voisine qui se sont retrouvées dans le ruisseau... le ruisseau ayant pris forme d'une rivière le soir des inondations. Les montants des dommages s'élèvent selon elle à plus de 30 000 $, si les biens tels que le tracteur à gazon et les outils se trouvant à l'intérieur fonctionnent toujours. «Nous sommes très déçus de ne pas recevoir d'aide, je ne m'attendais pas à ça du tout», dit-elle. «Nous sommes retraitées et nous n'avons pas les moyens de payer tout ça.»

«Je peux vous dire qu'on va aller cogner plus haut parce que c'est impossible que ça finisse comme ça», conclut le maire de Compton, Bernard Vanasse.

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