La Maison La Cinquième Saison n'offrira pas d'aide médicale à mourir

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) La Maison La Cinquième Saison n'offrira pas d'aide médicale à mourir à ses patients. L'établissement de soins palliatifs de Lac-Mégantic, qui dessert les MRC du Granit et du Haut-Saint-François, rejoint ainsi la position de la majorité des établissements semblables, y compris la Maison Aube-Lumière à Sherbrooke.

« Avec un ratio de trois soignants pour six résidents, nous jugeons que la qualité des soins palliatifs que nous offrons, la présence constante et le temps qu'il nous est possible de donner à chaque résident permet une fin de vie plus douce et sereine », résume le conseil d'administration de l'établissement pour expliquer cette décision unanime qui a été annoncée cette semaine.

La Loi sur les soins de fin de vie qui entrera en vigueur en décembre prévoit que les maisons de soins palliatifs se prononcent sur les soins qu'elles offriront et qu'elles en avisent leur clientèle avant leur admission.

À La Cinquième Saison, un comité formé de citoyens, de la directrice médicale, de la coordonnatrice des soins et de membres du c.a. a réfléchi sérieusement à la question avant de statuer unanimement, précise le directeur général Richard Michaud. « Nous ne sommes pas contre l'aide médicale à mourir mais ce ne sera pas offert ici. Les gens seront avisés qu'on n'offre pas l'aide médicale à mourir mais que leur souffrance sera soulagée et que leur famille sera soutenue pour qu'ils puissent vivre sereinement la dernière partie de leur vie », ajoute-t-il.

La maison offre six lits de soins palliatifs. Elle a accompagné 68 résidents à leur dernier jour depuis son ouverture en septembre 2013.

À l'Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec, la présidente Lucie Wiseman précise que la majorité des maisons vont dans le même sens. Une trentaine d'établissements n'ont pas tous acheminé leur résolution, mais aucun jusqu'ici ne fait cavalier seul.

« Les citoyens qui ont donné pour la construction de ces lieux l'ont fait en pensant que les maisons serviraient à des soins palliatifs de fin de vie. C'est leur mission même », rappelle Mme Wiseman en expliquant que la Loi 2 fait d'ailleurs la distinction dans ses deux grands volets entre les soins palliatifs offerts aux personnes en fin de vie et l'aide médicale à mourir.

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