Les agriculteurs tiennent à l'intégralité du système de gestion de l'offre

François Bourassa... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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François Bourassa

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Plusieurs organisations agricoles ont signifié au gouvernement de Stephen Harper qu'ils tiennent à l'intégralité du système de gestion de l'offre. Leur message était clair : l'agriculture canadienne est de grande qualité et elle génère des milliers d'emplois et d'importants revenus.

À l'occasion d'un point de presse tenu hier, le président de la Fédération de l'UPA-Estrie, François Bourassa, le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, le président d'Agropur, Serge Riendeau, ainsi que plusieurs partenaires ont soulevé la question : pourquoi faudrait-il aller voir ailleurs et encourager l'ouverture de notre marché?

Les producteurs d'ici veulent protéger le marché canadien pour éviter que les pays exportateurs, qui subventionnent leurs producteurs ou qui jouissent de conditions climatiques impossibles à concurrencer, de règles moins exigeantes et d'une main-d'oeuvre à bon marché, ne viennent envahir leur marché.

« Au Canada, nous avons environ 12 000 fermes laitières. Les 135 plus grandes fermes laitières américaines produisent l'équivalent de tout le lait canadien », précise le président d'Agropur Coopérative agroalimentaire, Serge Riendeau. Il mentionne également qu'en plus de tout ça, l'agriculture américaine est fortement subventionnée, ce qui n'est pas le cas au Canada.

Quelque 22000 emplois

De plus, les producteurs de lait du Québec et du Canada sont des employeurs d'importance. Seulement au Québec, ce sont plus de 22 050 emplois qui sont créés sur les 5856 fermes laitières. En comparaison, Hydro-Québec est la quatrième plus grosse entreprise au Québec et elle génère 20 243 emplois.

Les produits locaux sont souvent plus santé et plus environnementaux, mais aussi plus couteux. Comme le souligne le président de la Fédération de l'UPA-Estrie, François Bourassa, ce qu'il entend souvent c'est que le consommateur va devoir payer un prix élevé s'il veut manger et/ou boire local. Pourtant, ce n'est pas toujours le cas. Si on compare le prix du lait au Canada, soit 1,30 $ le litre, c'est très semblable, même mieux que certains pays industrialisés comme la Chine où le litre se vend au coût de 2,35 $.

Selon eux et en se basant sur d'autres pays, l'ouverture de marché ne pourrait qu'être catastrophique pour les travailleurs et les consommateurs. « En Australie et en Nouvelle-Zélande, ils ont déréglementé le secteur laitier et ont perdu 50 pour cent de leurs fermes et la production a diminuée de 15 pour cent, mais les prix aux consommateurs sont restés les mêmes », explique M. Bourassa.

De plus, la pression exercée sur le Canada pour qu'il accepte d'ouvrir ses marchés sous gestion de l'offre s'accentue dans les négociations en cours pour l'accord de libre-échange du Partenariat transpacifique (PTP). Toutefois, les producteurs sont convaincus que la préservation de la gestion de l'offre peut tout de même se faire, puisque le Canada a déjà signé 12 accords de libre-échange tout en préservant la gestion de l'offre.

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