André Bellavance maintient sa décision malgré le retour de Duceppe

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) André Bellavance affirme ne pas avoir réfléchi une seule seconde à la possibilité de réintégrer les rangs du Bloc Québécois afin d'y rejoindre son ancien chef Gilles Duceppe.

« Je voue le plus grand respect à Gilles Duceppe, avec qui  j'ai eu la chance de siéger pendant sept ans.  Je salue sa volonté de donner encore de l'énergie à son parti et à notre cause commune, la souveraineté du Québec.  J'ai cependant tourné la page et je ne serai pas sur les rangs lors du prochain scrutin fédéral, prévu pour octobre prochain », a annoncé le député de Richmond-Arthabaska.

M. Bellavance confirme avoir été approché par des gens de l'entourage de Gilles Duceppe au cours des derniers jours. Si les Bloquistes ont un intérêt marqué à ce que le Victoriavillois reprenne du galon, il ne les a pas laissés languir bien longtemps.

« Lorsque j'ai pris ma décision, je ne m'étais pas laissé de porte ouverte. Je suis maintenant ailleurs, j'ai cheminé depuis ce temps-là. J'ai eu un pincement au coeur quand j'ai quitté le Parti et ça me fait quelque chose quand je rencontre les gens de mon comté pour la dernière fois, mais la décision est mûrement réfléchie et je la maintiens.  Dix mois plus tard, je suis toujours à l'aise avec cette décision », ajoute-t-il.

Ancien chef

Le politicien s'est tout de même réjoui d'assister au retour de son ancien chef, d'autant plus qu'il prendra la place Mario Beaulieu pour qui il n'a jamais caché son différend. Il croit que Duceppe sera en mesure de rétablir l'unité au sein du parti et de mieux défendre les intérêts du Québec à Ottawa.

Malgré tout, il ne faut pas s'attendre à voir André Bellavance poser des affiches ou faire des appels afin de vérifier les appuis du Bloc. En fait, le favori des électeurs depuis 2004 ne s'avance même pas pour dire s'il votera pour le parti souverainiste. Il pourrait effectivement être tenté d'opter pour le maire de Victoriaville, Alain Rayes, qui sera candidat conservateur.

« Pour la première fois depuis un bout de temps, je deviens un électeur parmi les 80 000 du comté. Je vais pouvoir décider une fois dans l'urne à quel individu je fais confiance pour représenter la région. Je vais assurément faire mon devoir de citoyen, mais je ne m'impliquerai d'aucune façon dans la campagne », a-t-il assuré.

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