L'intergénérationnel sent bon à Magog

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) L'odeur de biscuits et la bonne humeur des élèves présents à la Résidence Memphré de Magog ont mis fin hier aux six semaines du projet pilote d'échange intergénérationnel «Nourrir l'échange» de l'équipe Enactus de l'Université de Sherbrooke.

Le projet permettait entre autres à des élèves des écoles Brassard et Saint-Patrice de Magog de participer à des activités culinaires et historiques, tout en échangeant avec des personnes âgées résidant à la Résidence Memphré. Ce projet avait donc pour but de développer les connaissances des enfants et de combattre l'isolement vécu par plusieurs aînés.

«C'est un échange très riche autant du côté des élèves que du côté des personnes âgées», dit Marie-Chloé Provost, l'enseignante de la classe de communication qui était présente à cette sixième et dernière rencontre.

La directrice de la Résidence Memphré, Gaëlle Belloni, dit que l'engouement des personnes âgées à l'arrivée des jeunes est très beau à voir. «C'est le sujet de l'heure à la Résidence. Lorsqu'ils viennent leur rendre visite, les résidents en ont pour une journée complète à nous en parler ! Ils attendent cette journée avec impatience et lorsqu'elle arrive, ça leur donne un boost» d'énergie.»

Pendant que certains élèves s'amusent à faire des biscuits ou des muffins avec l'aide du chef cuisinier de la résidence, Jean-Michel Maitre, d'autres discutent de tout et de rien à une table de la cafétéria.

«Je suis vraiment content de faire des activités avec les personnes âgées parce que ça me permet de les connaître mieux que si j'étais seulement venu leur rendre visite», dit Alexis Grenier-Labonté, un jeune homme de 12 ans. «Ça me touche beaucoup de parler avec Madame Champigny parce qu'elle m'a dit qu'elle n'a pas eu une enfance facile... Elle a perdu ses parents lorsqu'elle avait 17 ans.»

«En plus, en discutant avec elle, j'ai réalisé qu'il y a des choses qui étaient plus le fun» avant qu'aujourd'hui, comme la fête de Noël. Ça me touche de savoir que même si elle ne recevait pas toujours de cadeaux, elle était quand même heureuse, parce que pour elle, la magie des fêtes c'est de donner et non de recevoir», dit-il.

À la fin de la séance, Alexis a demandé les cartes professionnelles de quelques employés de la résidence afin de pouvoir y revenir pour côtoyer les personnes âgées.

Non seulement les échanges permettent aux personnes âgées autonomes et semi-autonomes d'avoir de la visite, mais en plus, elles sont fières de la relève. «Les jeunes qui viennent nous visiter sont très débrouillards, intelligents et beaucoup plus vites» qu'on l'était à leur âge», dit un résident de 85 ans. «Ça ne se compare même pas.»

L'équipe Enactus de l'UdeS veut poursuivre le projet. L'équipe prévoit recruter des étudiants en éducation tout en collaborant avec le Centre de recherche sur le vieillissement de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke afin de développer des activités qui seront encore plus adaptées aux deux groupes.

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