Desserte de la SQ: les municipalités fidèles au plan de match

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(MAGOG) Les municipalités de la MRC de Memphrémagog desservies par la Sûreté du Québec respectent le plan de match établi par le conseil des maires. Elles ont presque toutes déjà adopté une résolution prévoyant la suspension des paiements pour les services offerts par la SQ sur leur territoire.

Parmi les municipalités concernées, seule Saint-Benoît-du-Lac n'aurait pas statué de façon définitive quant à la suspension des paiements pour la SQ. Toutes les autres sont allées de l'avant.

Le groupe de municipalités reproche au gouvernement du Québec de ne pas respecter le contrat de desserte signé en 2007. Les municipalités ont donc l'intention, dès ce mois-ci, de cesser de payer pour les services rendus par le corps policier.

Rappelons ici que, au moment de la signature du contrat de desserte, Québec s'était engagé à construire un nouveau poste dans la MRC. Or, huit ans plus tard, on ignore toujours quand les travaux de construction débuteront. Le député d'Orford, Pierre Reid, est intervenu dans le dossier, mais sans résultat jusqu'à présent.

Entre autres, les résolutions adoptées par les municipalités soulignent que celles-ci paient plus de 2,5 millions $ par année pour avoir droit aux services de la SQ.

«Malgré les efforts déployés par la MRC au cours des huit dernières années afin de faciliter la réalisation du projet, le gouvernement du Québec n'a pris aucun engagement quant à la construction d'un poste sur le territoire de la MRC, tant et si bien que les policiers desservant notre territoire sont toujours postés à Sherbrooke», ajoute-t-on.

Une copie de chacune des résolutions sera transmise aux ministres Lise Thériault et Pierre Paradis, à Pierre Reid, ainsi qu'au directeur général de la SQ, Martin Prud'homme.

Mairesse de Bolton-Est, Joan Westland-Eby croit que le corps policier sortira de son silence à brève échéance. «J'ai confiance qu'on aura bientôt une réponse, mais peut-être que ce sera un non. L'important, à ce stade-ci, c'est qu'on nous donne l'heure juste. Au besoin, advenant un refus, on demandera des ajustements au contrat», indique-t-elle.

La mairesse reconnaît que les municipalités impliquées s'exposeront potentiellement à des pénalités, si elles arrêtent de payer pour la SQ. Cela ne l'effraie toutefois pas. «On est prêt à ça», lance-t-elle.

jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca

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