Les employés de Billots Sélect en colère

Une quinzaine d'employés de l'usine Billots Sélect, de Lac-Mégantic,... (La Tribune, Ronald Martel)

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Une quinzaine d'employés de l'usine Billots Sélect, de Lac-Mégantic, du quart de travail de jour, se disent inquiets pour leur avenir, devant la perspective de plus en plus évidente de la fermeture de leur usine.

La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) À la suite de l'avis de proposition d'indemnité de fermeture qu'a reçu le propriétaire de Billots Sélect, Roch Grenier, ce dernier devant se conformer à la loi a mandaté ses avocats de la firme Cliche Laflamme Loubier, de Saint-Georges-de-Beauce, pour informer ses employés qu'ils devront subir un licenciement collectif à compter du 19 juin prochain.

Chaque employé a reçu une lettre à cet effet, ceci faisant suite à l'avis d'expropriation des terrains et de la bâtisse de la scierie qui date d'octobre 2014. C'est que plusieurs séances de négociations auraient été tenues depuis cette date, sans aucun résultat, poussant la Ville à bout.

Ce qui fait surtout bondir de colère les employés d'usine, ce sont les propos de la directrice générale adjointe de la Ville de Lac-Mégantic, Marie-Claude Arguin, rapportés dans L'Écho de Frontenac du 5 juin dernier.

Elle suggère que des efforts de la Ville ont été investis pour en arriver à une entente afin de conserver la quarantaine d'emplois de l'usine, faisant référence aux négociations avec M. Grenier. Elle signale aussi que le propriétaire aurait pu bénéficier d'un soutien financier suffisant pour couvrir la majeure partie de ses coûts de relocalisation. Elle laisse entendre que les travailleurs pourront aisément se trouver un autre emploi dans le même domaine, dans la région.

Pour leur part, les employés se disent perdants sur toute la ligne. Être relocalisés ailleurs, à quel prix? En perdant toute ancienneté, alors que plusieurs des 40 employés ont 10 , 15 , 20 ans de service et plus, avec les conditions d'emploi qui y correspondent, cinq semaines de vacances par an, etc. Ils n'acceptent pas de recommencer à zéro ailleurs, avec quelle baisse de salaire substantielle? Car les scieries des alentours ont surtout besoin de pileurs de planches... Ils croient qu'ils auraient droit à une prime de départ substantielle, ce pourquoi ils admettent qu'ils se battent.

Ils reprochent à la Ville de Lac-Mégantic de ne pas les avoir rencontrés avant et déplorent la dégradation de l'ambiance de travail à l'usine.

Une rencontre des travailleurs avec la direction générale de Lac-Mégantic a eu lieu hier après-midi.

«Ces travailleurs n'avaient pas l'air en colère, mais plutôt déçus. Ils voulaient la vérité sur ce qui se passe. Nous avons envoyé par huissier une offre monétaire à leur patron pour la fermeture de l'usine. M. Grenier est en train de l'analyser. L'avis de licenciement est conforme à la loi. Nous les mettrons en contact avec les gens pour les aider. Ils rencontrent le Centre local d'emploi demain, ils vont voir leurs alternatives. Un comité de reclassement sera formé pour les replacer. Ils ont de l'expérience, ils ne recommenceront pas à zéro», affirme le directeur général de Lac-Mégantic, Gilles Bertrand.

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