Relève infirmière: de l'espoir dans l'horizon estrien

La création du CIUSSS de l'Estrie-CHUS pourrait être... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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La création du CIUSSS de l'Estrie-CHUS pourrait être une belle occasion pour les infirmières de faire valoir leur profession à l'intérieur de ce grand bouleversement, estiment Maryse Grégoire et Lucie Tremblay, respectivement présidente de l'Ordre des infirmières en Estrie et au Québec.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Quelque 118 infirmières ont quitté la profession pour leur retraite ou autre raison en Estrie dans la dernière année, alors que près de 200 ont obtenu leur diplôme. «Il y a une balance positive et c'est très encourageant!» s'exclame la présidente régionale de l'Estrie de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Maryse Grégoire.

La création du CIUSSS de l'Estrie-CHUS pourrait être une belle occasion pour les infirmières de faire valoir leur profession à l'intérieur de ce grand bouleversement qui voit se regrouper 14 établissements de santé et l'Agence de la santé et de services sociaux de l'Estrie.

«C'est une opportunité d'améliorer la qualité et la sécurité des soins. C'est l'occasion de prendre le temps de bien faire les changements», fait savoir Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ.

Autre bonne nouvelle pour la relève infirmière dans la région : l'Université de Sherbrooke offrira dès l'automne un baccalauréat en sciences infirmières, ce qui permettra à davantage d'étudiants de compléter la formation. «L'Université de Sherbrooke offrait déjà le pont DEC-BAC qui s'adressait aux étudiantes de soins infirmiers et qui leur permettait de faire le pont pour compléter leur baccalauréat après le DEC. Maintenant, le BAC pourra aussi accueillir les étudiantes du DEC en sciences. Cette clientèle-là devait partir ailleurs, avant, pour compléter sa formation», dit Mme Grégoire.

«Ça fidélisera encore plus d'étudiantes à votre région», se réjouit Lucie Tremblay.

Les infirmières ont présentement plusieurs demandes sur la table gouvernementale. L'objectif? Elles ne recherchent pas un meilleur salaire ni même de meilleures conditions de travail comme la fin du temps supplémentaire imposé dans de nombreux établissements de santé. Les infirmières souhaitent obtenir plus de pouvoirs afin de mieux soigner les gens et ainsi dégager les médecins et l'accès à la première ligne dans un système de santé surchargé.

«Le droit de prescrire est un des grands dossiers fondamentaux. En centre hospitalier, le besoin est peut-être un peu moins là. Mais pour les infirmières qui travaillent dans la communauté, en soins de plaies par exemple, c'est essentiel de pouvoir prescrire les bons bandages. En contraception, en détection de certaines maladies transmissibles sexuellement, pour le muguet chez les bébés, pour les vitamines en début de grossesse, les infirmières seraient une grande aide pour le système de santé», illustre Lucie Tremblay.

La présidente de l'OIIQ espère que les infirmières pourront compléter des prescriptions dès janvier prochain.

L'entrée au coeur de la profession infirmière, malgré un taux de placement de 100 %, représente quand même certaines difficultés avec les nombreux postes dans les centres hospitaliers qui sont souvent sur appel dans des équipes volantes de soir et de nuit avec un lot de temps supplémentaire.

«Mais la profession attire encore! Au Québec l'an passé, nous avons eu 3500 nouvelles infirmières contre 2500 qui ont quitté la profession. C'est une profession très, très variée. Même si je vis très bien avec le vieillissement, j'aimerais parfois avoir 21 ans et avoir toutes les opportunités que les jeunes infirmières ont devant elles aujourd'hui!» s'exclame en rigolant Lucie Tremblay.

À preuve, elle cite l'exemple d'une infirmière sherbrookoise mis en valeur dans la campagne de promotion de l'OIIQ pendant la Semaine des infirmières : elle travaillait comme infirmière de rue, auprès des itinérants, et aussi dams une clinique d'allaitement! «Il y en a pour tous les goûts», conclut Mme Tremblay.

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