Les baby-boomers à la retraite: l'implication pour mieux vieillir

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«Quand les gens s'en viennent à en résidence, il faut leur dire de se préparer un agenda!» prévient Marie-Ange Rioux, qu'on aperçoit de dos avec ses comparses Ginette Boucher, Rose Rodrique et Maria Checcherini.

Imacom, Maxime Picard

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Ils sont 62 octogénaires ou presque à mener « La Grande Vie » dans les hauteurs de la rue Courcelette à Sherbrooke. À mener la grande vie au sens propre comme au figuré puisqu'ils s'impliquent de près dans la gestion du quotidien à cette coopérative de solidarité en habitation pour les 75 ans et plus qui a ouvert ses portes en 2011.

Il s'agit de la seule coopérative d'habitation accréditée pour aînés à Sherbrooke et la seule à offrir les repas et la conciergerie, fait valoir la présidente Rose Rodrigue. Les logements sont tous occupés et le comité de sélection garde une liste d'attente remplie d'espoir.

« La différence avec les autres résidences pour personnes âgées, dira Mme Rodrigue, c'est que les gens s'impliquent. Ils ne demandent pas mieux que de s'investir et mettre leurs talents au service des autres. Ce sont eux qui créent la vie. Ils ne font pas simplement attendre la mort. »

Dans la petite salle d'ordinateurs qui sert aussi de salle de réunions pour l'un ou l'autre des 15 comités actifs à La Grande Vie, elles sont six à s'être portées volontaires pour raconter comment leur résidence de 54 unités se distingue.

« J'ai toujours été active dans ma paroisse. J'ai organisé beaucoup d'activités. Quand il y a eu la réunion pour La Grande Vie, j'ai tout de suite embarqué. Je ne retournerais pas vivre dans un loyer toute seule », explique Claire Labbé.

Sa voisine Ginette Boucher est la cadette du groupe. Avec son mari, ils sont à La Grande Vie depuis presque un an. Tout de suite elle a été recrutée au conseil d'administration. « Elle a beaucoup de connaissances et elle est jeune, c'est tout un atout pour le c.a. C'est une belle relève! », lance la présidente.

« Avant d'arriver ici j'ai travaillé pour plusieurs ministères. Ici je coordonne sept comités de bénévoles, renchérit Marie-Ange Rioux. Ça me fait bien plaisir de faire ça; j'ai un peu l'impression de continuer ma vie d'avant! »

Toutes les six exprimeront de belle façon, à travers leur petite histoire, qu'elles trouvent dans les activités et l'implication un antidote au vieillissement.

« Les orientations que le gouvernement prend en ce moment vers le soutien à domicile, en conclut Rose Rodrigue, ont le défaut que les gens restent isolés, s'ennuient, mangent moins bien et vieillissent plus vite. »

Forte de ses succès des quatre dernières années, La Grande Vie planche maintenant sur une deuxième phase, un bâtiment de 49 chambres où les résidents en perte d'autonomie pourront recevoir les soins nécessaires à leurs conditions.

Nos six interlocutrices ont d'ailleurs embarqué sans hésiter dans le Comité de la phase II. Elles espèrent un dénouement heureux d'ici deux ans.

« Ce n'est pas normal qu'un couple soit séparé parce que l'un des deux est trop malade pour rester ici, dit Flore Gosselin. Avec une phase II, ils pourront continuer à vivre tout près et à participer aux activités. »

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