À 76 ans, Jacques Proulx a toujours le coeur batailleur.

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Jacques Proulx

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(SHERBROOKE) Jacques Proulx a mené plusieurs luttes pour de meilleures conditions de vie et de travail chez les agriculteurs. À 76 ans, il a toujours le coeur batailleur.

Dans le cadre des Journées sociales du Québec 2015 qui se tenaient à Sherbrooke en fin de semaine, l'ancien président de l'Union des producteurs agricoles du Québec et natif de Saint-Camille a reçu le prix Guy-Paiement pour son engagement dans les milieux sociaux et agricoles.

Ces trois journées de discussions sur le thème de la souveraineté alimentaire ont engendré des travaux qui décrivent bien l'étendue des combats menés par M. Proulx à la tête de l'UPA, notamment. Décrit comme un paysan qui tenait à affirmer le rôle de citoyen de ses collègues agriculteurs, il a accepté le prix en remerciant tous les gens avec qui il a travaillé et en profitant de cette tribune pour encourager les gens à s'indigner contre les politiques économiques.

« C'est important de s'indigner, il faut arrêter de se laisser mener, sinon on devient des complices de ce qui ne se fait pas ou de ce qui se fait d'incorrect », a-t-il déclaré.

M. Proulx estime que le Québec stagne depuis maintenant plusieurs années, ce qui encourage le cynisme de la population.

« Avec la mort de M. Parizeau, on dit que c'est un des 20 hommes qui ont bâti le Québec, c'est vrai, mais ils étaient des penseurs, des gens qui nous ont projetés vers l'avant. Ce qui m'indigne le plus actuellement, c'est qu'on veut toujours nous amener à l'aspect économique, mais on a mis de côté le culturel et le social alors que c'est aussi important. »

Des défis importants

À son avis, le travail effectué par les citoyens et citoyennes au fil des années est détruit par des politiques « qui manquent de vision ».

« On est en train de détruire tout ce que l'on a construit depuis des décennies. On fait des débats que ça fait 200 fois qu'on a faits plutôt que de continuer sur ce qu'on a bâti et de l'enrichir. »

Les Journées sociales du Québec ont permis de constater des tendances reliées au thème de l'alimentation. Parmi celles-ci, un mouvement de fond tourné vers l'accès et l'achat local dans l'optique de traiter la nourriture non pas comme une marchandise, mais comme un besoin essentiel pour tous les citoyens.

L'importance de l'occupation du territoire et de la ruralité à l'époque d'une urbanisation croissante a aussi été abordée et des demandes formelles seront envoyées au gouvernement.

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