Orford Express: Hamm et Sévigny poussent un soupir de soulagement

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Vicki May Hamm et Bernard Sévigny

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(SHERBROOKE) Bernard Sévigny et Vicki May Hamm, maire de Sherbrooke et mairesse de Magog, poussent un soupir de soulagement de savoir que l'Orford Express demeurera non seulement dans les Cantons-de-l'Est, mais aussi que leur municipalité profitera encore des retombées touristiques qu'il génère. Tout n'est toutefois pas réglé pour un retour sur les rails en 2016.

Mme Hamm estime qu'il faudra voir rapidement si le processus pour la construction d'une voie d'évitement pourra être relancé à Magog. «Nos équipes ne travaillaient plus là-dessus depuis que nous avions appris que Sherbrooke risquait d'acquérir le train. Le conseil est déjà informé de la situation, mais les élus ont déjà été clairs que si nous mettions du temps et de l'énergie dans le projet, il fallait nous garantir que le train demeurerait à Magog à moyen terme.»

Vicki May Hamm considère en ce sens que les trois ans pour lesquels les dirigeants de l'Orford Express se sont engagés demeurent du court terme.

«Nous avons déjà ciblé le terrain pour construire la voie, mais pour obtenir le changement de zonage, il faut prévoir six mois. Il faudra tenir une consultation publique et régler les aspects légaux. Nous pouvons toutefois nous réjouir, à Sherbrooke comme à Magog, de garder les retombées économiques chez nous.»

Bernard Sévigny parle pour sa part d'une sorte de «prix de consolation» dont il ne peut être déçu. «L'idéal pour nous aurait été que les départs se fassent de Sherbrooke, mais on ne peut pas être déçus que ça fonctionne chez le voisin.»

M. Sévigny explique que les délais qui ont entraîné la décision de M. L'Espérance relèvent de contraintes qui ne lui appartiennent pas. «Ce sont les contraintes de Revenu Canada en raison de la mécanique pour délivrer des reçus de charité. Nous ne pouvons pas en émettre comme nous le voulons et les délais de Revenu Canada nous repoussaient à octobre. L'enjeu, c'était de perdre la saison 2016, peu importe qui gérait le train.»

Bernard Sévigny convient que beaucoup de travail avait été fait pour documenter le dossier et l'analyser. Les coûts engendrés seront calculés et rendus publics. Il était prévu que l'état de situation soit présenté au conseil municipal le 8 juin pour une décision potentielle sur l'acquisition le 15. «La recommandation n'était pas formulée encore parce qu'il manquait des éléments. Il fallait avoir toute l'information. On ne prend pas une décision comme celle-là par intuition.»

Il n'est par ailleurs pas question pour Sherbrooke de prendre les trois prochaines années pour négocier une éventuelle acquisition du train. «Trois ans, ça représente six éternités en politique. À partir du moment où ils ont pris l'engagement de gérer le train pendant trois ans, ça leur appartient. L'objectif n'était pas de l'acquérir non plus, mais de ne pas le perdre. Personne ne disait : youppi, on a un train et on va le gérer. Nous voulions maintenir les activités économiques tout en étant conscients que nous sommes responsables de fonds publics.»

La Ville se lance donc à la recherche d'un nouveau produit d'appel. «À défaut d'en avoir un, on va réinvestir pour essayer d'attirer du monde.»

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