UQTR : Cusson s'en prend aux fonctionnaires

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, blâme les fonctionnaires du ministère de l'Éducation pour expliquer la lenteur dans les démarches menant à la construction du campus de l'UQTR dans sa municipalité, ainsi que pour les doutes toujours bien vifs sur la pertinence du projet.

Selon le politicien, certains fonctionnaires n'ont pas accepté la décision initiale de Pauline Marois et de ses ministres d'aller de l'avant avec le projet. Ils ont alors tout fait pour empêcher qu'il se réalise. Il croit qu'ils profiteront du rapport de la vérificatrice générale et du changement de garde à l'UQTR pour tenter, encore une fois, de le saboter.

«Dès le départ, des fonctionnaires du ministère ne partageaient pas la décision qui avait été prise, ils ont dit l'avoir eu à travers la gorge. Lors de l'élection du nouveau gouvernement, ils se sont dit que c'était le temps de faire valoir leur point. Ils sont revenus à la charge et ils ont tout fait pour ralentir le projet», explique-t-il.

«Je respecte beaucoup ces fonctionnaires, mais je veux leur rappeler qu'ils ont été embauchés et qu'ils ne sont pas là pour prendre des décisions.»


Malgré tout, le ministre Bolduc a entériné la décision prise par le gouvernement Marois et a donné le coup d'envoi à la construction du bâtiment de 24 millions $, avec l'aval des députés de la Coalition avenir Québec Sébastien Schneeberger et André Lamontagne. En fait, Alexandre Cusson ne voit pas quel parti politique peut s'inscrire en faux avec le projet.

«Je respecte beaucoup ces fonctionnaires, mais je veux leur rappeler qu'ils ont été embauchés et qu'ils ne sont pas là pour prendre des décisions. Les trois partis principaux ont approuvé la construction du campus et les fonctionnaires sont loin d'avoir la science infuse. Je ne vois pas qui peut politiquement mettre en doute sa pertinence», ajoute le maire.

Un petit nuage

M. Cusson est catégorique : en aucun temps la Ville de Drummondville n'a été blâmée par le rapport de la vérificatrice. Il semble qu'elle soit sans reproche dans l'octroi des contrats de construction. Drummondville a même réussi à retrancher 6 millions $ par rapport aux estimations initiales qui se chiffraient à 30 millions $.

Le politicien est également tranchant en ce qui a trait à la nécessité de cette institution pour la région connaissant la plus grande croissance au Québec. Le Centre-du-Québec a le vent dans les voiles, mais est victime d'un faible taux de diplomation universitaire, lequel, espère-t-on, sera propulsé par le campus.

«Même lors des plus belles journées de ciel bleu, il peut y avoir de petits nuages. Pour moi, cette situation est un bien petit nuage, suggère-t-il. Je demeure convaincu de l'importance de ce projet-là et je crois qu'il ne faut pas se laisser distraire. Les gens de l'UQTR prendront leur responsabilité en lien avec ce qui est inclus dans le rapport et nous poursuivrons la construction», statue-t-il.

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