La FCSQ à la défense des petites écoles en milieu rural

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(SHERBROOKE) La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) et l'Association des directions régionales des commissions scolaires (ADIGECS) demandent au gouvernement le retrait de la mesure « Immeuble partiellement occupé », une nouvelle mesure qui aura des conséquences importantes sur les petites écoles en milieu rural. À l'échelle provinciale, elle pourrait avoir un impact sur environ 800 établissements scolaires de moins de 100 élèves.

Inquiètes des impacts, les deux organisations estiment que le gouvernement va « à l'encontre de sa propre politique sur l'occupation du territoire ».

« Ce qu'on dit, c'est que le gouvernement n'a pas mesuré l'impact de ça. C'est un signal assez clair qu'il ne souhaite plus entretenir les petites écoles... » commente le vice-président de la FCSQ, Richard Flibotte. Il rappelle l'importance de la présence d'une école de village.

« Si on ne donne plus aux commissions scolaires les moyens de l'entretenir, on n'aura pas le choix de déplacer des élèves. » Il s'interroge du même coup sur les impacts qu'aura une telle mesure sur le transport des élèves et les coûts qui sont associés.

« On comprend les gens d'être inquiets. Ça aura un impact sur la vitalité des régions. »

Comme les règles budgétaires font l'objet d'une consultation, les deux organisations ont fait parvenir un mémoire au ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MEESR). M. Flibotte était cependant sceptique devant la possibilité de faire bouger les choses.

Il rappelle que cette perte de financement s'additionne aux compressions cumulées au fil des ans.

Les commissions scolaires ont une politique relative au maintien ou à la fermeture d'une école, qui prévoit des consultations. Elles pourront se baser sur cette politique, à moins que le gouvernement n'édicte des règles, croit M. Flibotte, également président de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.

Les commissions scolaires ont appris avec le dépôt des règles budgétaires que Québec ne financera plus les écoles qui sont occupées à moins de 50 % par les élèves si une autre école est disponible à 20 km et moins. Dans la région, la Commission scolaire Eastern Townships (CSET) s'inquiète particulièrement des effets de cette mesure. Le président de la CSET, Michael Murray, y voit un « potentiel grave », comme le déplacement d'élèves ou la fermeture d'écoles.

Par ailleurs, La Presse dévoilait hier que Québec compte enlever aux commissions scolaires leur pouvoir de taxation. Québec évalue la possibilité de demander aux municipalités de percevoir la taxe scolaire. Les taxes scolaires représentent environ 15 % du budget des commissions scolaires. Cette taxe sert entre autres à organiser une partie du transport scolaire, aux services de garde, etc.

On peut penser que si elles perdent ces revenus, elles seront dépouillées de certaines responsabilités, avance M. Flibotte, en rappelant qu'il s'agit encore d'un projet. « Ça demeure un scénario. Quand le projet de loi arrivera, il faudra voir quel effet ça va avoir », note le président de la CSRS, Gilles Normand. Québec doit déposer cet automne son projet de loi qui se penchera sur la refonte des commissions scolaires.

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