Écoles rurales: les nouvelles règles suscitent l'inquiétude

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(SHERBROOKE) La nouvelle mesure du ministère de l'Éducation dénoncée récemment par la Commission scolaire Eastern Townships (CSET), qui touche principalement les écoles en milieu rural, soulève des inquiétudes dans la communauté.

La Tribune révélait la semaine dernière que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a établi une nouvelle mesure, dont les commissions scolaires ont pris connaissance en analysant les règles budgétaires présentées par Québec. Ainsi, si une école est remplie à moins de 50 % et qu'une autre école est disponible à moins de 20 km, le gouvernement pourrait cesser de financer l'entretien de l'école.

Cette nouvelle règle a fait vivement réagir le président de la CSET, Michael Murray, puisque plusieurs écoles de son territoire seraient concernées. Comme les règles budgétaires font l'objet d'une consultation, l'organisation souhaite que cette mesure n'entre pas en vigueur.

«C'est certain qu'on a des inquiétudes, lance le maire de Lawrenceville, Michel Carbonneau. On se bat pour refaire vivre l'école. On avait 25 élèves, on en a maintenant 32. On est sur une bonne lancée, on espère que cette tendance se maintienne.»

L'école Saint-Laurent de Lawrenceville, qui se retrouve sur le territoire de la Commission scolaire des Sommets (CSS), a fait l'objet d'un reportage dans nos pages, en 2014. Elle comptait alors environ 25 élèves. Elle recensait deux classes regroupant trois niveaux, de la première à la sixième année. L'établissement n'a pas de classe de maternelle. Par contre, l'école Notre-Dame-des-Érables de Sainte-Anne-de-la-Rochelle située à proximité accueille les enfants de maternelle.

Les défis de recrutement sont grands. Outre la faible densité de population à Lawrenceville (le nombre de citoyens s'élevait à quelque 660 en 2014), la proximité de Notre-Dame-des-Érables et de sa maternelle est un facteur d'attrait pour les parents. Le programme international de l'école Centrale de St-Joachim-de-Shefford attire aussi les parents et leurs enfants.

L'école Saint-Laurent se retrouve aussi à proximité des écoles primaires de Racine, Bonsecours et Valcourt.

Pour le moment, plusieurs questions demeurent en suspens, dont la façon de déterminer le taux d'occupation par le MELS. «C'est ce qui est difficile à établir. Les locaux sont occupés à 100 % : on a développé des locaux spécialisés, en arts, en informatique... On ne se retrouve pas avec une école surdimensionnée où la moitié des locaux serait inoccupée.»

La préfète de la MRC du Granit, Marielle Fecteau, dit suivre le dossier de près.

Bon nombre de mesures mises en place par le gouvernement Couillard ont été décriées au fil des semaines, dont l'abolition des conférences régionales des élus (CRÉ), des Centres locaux de développement (CLD) et l'abolition du Fonds de soutien aux territoires dévitalisés.

«Je trouve qu'on s'est lancé la tête baissée dans la quête de l'équilibre budgétaire», lance M. Carbonneau. S'il dit comprendre la volonté de limiter les dépenses, il estime qu'il faut aussi s'attarder aux impacts.

La préfète de la MRC du Haut-St-François, Nicole Robert, compte soulever cette question lors d'une réunion de la table des préfets, cette semaine, sous l'égide de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

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