Jacques Demers: une plus grande concertation est nécessaire

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(MAGOG) Comment amener le gouvernement du Québec à écouter davantage le monde municipal et les régions? Vice-président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers estime que les municipalités doivent miser sur la concertation si elles souhaitent que Québec tienne compte de leurs revendications.

«C'est évident que le Grand rendez-vous des régions, un événement qui n'a jamais eu lieu dans le passé, va changer la dynamique existant entre Québec et les municipalités. La mobilisation se fait très bien partout au Québec et on sent que tout le monde a le goût de travailler ensemble», fait valoir Jacques Demers, qui est également préfet de la MRC de Memphrémagog.

En vue de l'événement, des rencontres préparatoires ont été organisées par la FQM à de multiples endroits à travers la province. Plus de 75 pour cent des municipalités estriennes ont participé à ces rencontres.

«On voulait que les municipalités nous disent ce qu'elles souhaitaient qu'on priorise. Il y a trois dossiers chauds présentement : le pacte fiscal, la reddition de comptes et l'autonomie municipale. On aimerait pouvoir défendre une position claire dans chacun de ces dossiers», explique Jacques Demers.

Si ces trois dossiers ont retenu l'attention dans le cadre de la consultation menée en Estrie, les participants aux rencontres préparatoires dans cette région ont par ailleurs été forcés de constater que les acteurs du monde municipal gagneraient à échanger encore davantage entre eux.

«Des gens m'ont dit qu'il serait intéressant, en région, qu'on se réunisse plus souvent en dehors des rencontres habituelles, les congrès et autres. Je suis d'accord avec cette idée. Il s'agirait simplement de trouver le moyen de le faire efficacement.»

Invité à partager l'enjeu qui l'interpelle le plus parmi ceux qui touchent aux municipalités en ce moment, M. Demers indique que la question de la reddition de comptes lui apparaît cruciale.

«À mon avis, il faudrait que la reddition de compte se fasse plus envers les citoyens. On ferait de belles économies si les façons de faire étaient révisées en cette matière. L'argent économisé pourrait servir à faire du développement économique, ce qui serait bienvenu considérant les coupes imposées par Québec dans ce domaine récemment», estime M. Demers.

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