Pas si compliqué de s'installer à l'écoparc

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) On ne s'arrache pas les terrains du nouvel écoparc industriel de Victoriaville depuis sa création. Une des hypothèses avancées pour expliquer la faible demande est la complexité de l'admission. Il n'en serait pourtant rien selon le premier propriétaire de l'écoparc, Hubert Blier de Planchers HB, et le jeu en vaudrait la chandelle.

« Les obligations pour s'installer dans l'écoparc ne sont pas une lourde charge lorsque l'on désire faire une différence pour la protection de l'environnement et intégrer le développement dans nos actions. Au contraire, au lieu d'être contraignantes, les caractéristiques proposées m'ont permis de mieux encadrer mes besoins en respect avec la réalité de mon entreprise », déclare le président de Planchers HB.

Située au 235, rue J-Aurèle-Roux, l'entreprise spécialisée dans la vente et l'installation de couvre-planchers a été la première à démontrer son intérêt et à se conformer aux exigences. Afin d'obtenir la possibilité de s'établir dans l'Écoparc, Hubert Blier a dû respecter un cahier de charges qui comprend des exigences dans cinq domaines, soit en matière de bâtiment durable, d'architecture, d'aménagement extérieur, d'environnement et de pratiques d'affaires.

« Le respect de l'environnement a toujours fait partie de mes valeurs, et par le fait même, de mes décisions d'affaires. Alors pour moi, il était impératif de continuer mon implication en ce domaine et l'écoparc industriel répondait bien à mes exigences et à mes besoins », explique-t-il.

Afin de satisfaire aux exigences, M. Blier a participé à un coaching portant sur la conception et la construction d'un bâtiment durable avec l'architecte André Bourassa. Cet accompagnement a permis à l'entrepreneur de bien cerner ses besoins et de faire des choix judicieux. À titre d'exemple, un mur solaire a été intégré pour préchauffer l'air qui entre dans la bâtisse, créant ainsi une économie d'énergie. De plus, M. Blier s'est assuré de mettre en place un environnement de travail ouvert, flexible et personnalisé pour chacun de ses employés.

« Un milieu de travail agréable et stimulant, c'est aussi du développement durable », suggère le président.

M. Blier a aussi dû respecter des demandes en lien avec la servitude d'aspect dans le choix des couleurs et des matériaux utilisés pour la construction du bâtiment. Il a dû conserver le plus possible les arbres matures sur son terrain et s'est assuré d'une meilleure gestion des eaux pluviales. Le maire de Victoriaville, Alain Rayes, s'est réjoui d'enfin pouvoir inaugurer cet aire industriel avant-gardiste, une première au Québec.

« Dans le milieu industriel, cette ouverture témoigne encore une fois qu'il est possible d'adapter ses pratiques pour répondre aux nouvelles normes environnementales », a-t-il indiqué.

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