Omnipraticiens et Québec devront bouger ensemble

Alain Demers... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Alain Demers

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) L'entente intervenue entre le ministre Gaétan Barrette et les omnipraticiens en parallèle de la loi 20 est somme toute satisfaisante selon le représentant de ces derniers en Estrie.

« Ça fait quatre ans qu'on est au courant que les médecins sont peu accessibles », commence le Dr Alain Demers, président de la section régionale de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. « On travaille là-dessus depuis plusieurs années, non pas pour que les 15 à 20 pour cent de gens qui ne veulent pas de médecin de famille en aient, mais pour que ce soit possible de voir son médecin quand il y a une urgence », précise le médecin.

Le ministre Barrette s'est bien aperçu que des efforts étaient faits de ce côté, mais que malgré tout ça, peu de résultats étaient obtenus. Il a donc décidé de créer cette loi pour mettre un frein à la situation. Toutefois, selon le médecin, les dispositions mises en places par le gouvernement laissaient supposer que les médecins étaient les seuls responsables de leur indisponibilité. Or, ce que soutient la Fédération, c'est que le gouvernement a son propre rôle à jouer pour augmenter l'accessibilité aux médecins.

Ainsi, dans l'entente parallèle conclue la semaine dernière, ce ne sont pas que les médecins de famille qui s'engagent à modifier leurs façons de faire afin de garantir une certaine accessibilité, soit en permettant à 85 pour cent de la population québécoise d'avoir accès à un médecin de famille d'ici au 31 décembre 2017.

Le gouvernement s'est lui aussi engagé. Il a promis d'aider à la mise sur pied d'un système informatique qui permettra de gérer les dossiers médicaux, en plus de fournir une importante aide aux clinques pour qu'elles puissent entourer leurs médecins d'autres professionnels de la santé tels que des psychologues, des inhalothérapeutes, des infirmières, des travailleurs sociaux et des pharmaciens.

« Les médecins peuvent changer leurs habitudes. Ce n'est pas nécessaire de voir quelqu'un en bonne santé chaque année. Le médecin de famille doit être là pour les problèmes de santé ponctuels et pour les personnes qui nécessitent un suivi parce que leur santé présente certains enjeux », insiste-t-il. « Ça diminuera les coûts de santé et désengorgera les bureaux médicaux », continue le Dr Demers. « Il faut que les médecins ajustent leur agenda », ajoute-t-il.

En Estrie, à la connaissance du Dr Demers, il y aura bientôt deux unités d'accès d'urgence, appelées les groupes de médecine de famille - réseau (GMF-R), qui devraient être mises en place à Sherbrooke et une autre à Magog. Ces unités permettront aux citoyens d'avoir accès à un médecin de famille entre 7 h et 22 h tous les jours de la semaine, journées fériées incluses, et ce, sans rendez-vous.

Le Dr Demers estime que les centres contribueront certainement à l'augmentation de l'accessibilité des médecins de famille en région.

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