Commissions scolaires : «on est rendus à couper dans l'os»

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Le président de la Commission scolaire des Chênes, Jean-François Houle, et sa directrice générale, Christiane Desbiens.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) C'est avec horreur et inquiétude que la direction de la Commission scolaire des Chênes (CSDC) entrevoit qu'elle devra composer avec 2,3 millions $ de moins au cours de la prochaine année scolaire. Au cours des trois dernières années, son budget a été amputé d'environ 7 millions $.

«Ça nous amène définitivement à nous gratter la tête, admet le directeur général de la CSDC, Jean-François Houle. Le ministère affirme encore qu'on ne coupera pas dans les services aux élèves, qu'il n'y aura que des coupes administratives. Ce ne sera pas plus vrai parce qu'il ne cesse de le répéter. En fait, c'est de moins en moins vrai.»

Ces restrictions budgétaires ont amené la Commission scolaire à abolir 33 postes au cours des dernières années et une douzaine d'autres seront abrogés au cours de la prochaine année. Trois de ces travailleurs perdront leur emploi, alors que les autres seront réaffectés. De 120 qu'il était en 2013, le nombre d'employés travaillant à l'administration de la CSDC passera à 75.

«Tout ceci a lieu alors qu'on note une croissance de la clientèle au primaire. On essaie de faire de notre mieux, mais il n'y en a plus de gras à couper, on est rendu à couper dans l'os», stipule la directrice générale, Christiane Desbiens, précisant que seulement 4,3 % du budget de 140 millions $ de la Commission scolaire est attitré à l'administration, ce qui est bien inférieur à ce qu'on retrouve dans les écoles privées ou les cégeps.

De la mauvaise foi

M. Houle estime que le ministre de l'Éducation est de mauvaise foi lorsqu'il est question des commissions scolaires et qu'il maintient un agenda ayant pour objectif de les faire disparaître. Il estime que, malgré les écarts de conduite de certains, une majorité de commissaires ont à coeur le bon fonctionnement du système d'enseignement.

«Je ne dis pas qu'ils sont tous parfaits. Comme dans n'importe quel métier, il se peut qu'il y en ait des moins bons. Le gouvernement n'a toutefois pas confiance, il nous piège en plus, comme ce fut le cas pour l'achat de livres», statue-t-il, expliquant les commissions scolaires avaient carte blanche avant de se voir dans l'obligation d'acheter des livres, une fois les budgets approuvés.

La CSDC a, par ailleurs, annoncé qu'elle avait adopté un taux unique de taxation à 0,35 $ du 100 $ d'évaluation pour tout le territoire de la MRC de Drummond. Il s'agit du maximum permis. Les revenus provenant de la taxation représentent environ 17 % du budget global.

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