Abolition des élections scolaires : déception en Estrie

Aux dernières élections scolaires, Gilles Normand avait été... (Archives, La Tribune)

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Aux dernières élections scolaires, Gilles Normand avait été élu président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke. Il serre ici la main de Nathalie Goguen, qui s'était également présentée à la présidence.

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(SHERBROOKE) L'annonce de la fin des élections scolaires et celle possible des commissions scolaires n'était une surprise pour personne vendredi, mais la déception était tout de même bien présente chez les représentants estriens.

Les questionnements fusent de toute part après l'annonce de la fin des élections scolaires faite par le ministre de l'Éducation François Blais dans son allocution aux membres de la Fédération des commissions scolaires réunis en congrès vendredi à Montréal.

«On ne sait pas pourquoi il a pris cette décision sinon que c'est en raison des résultats du taux de participation des dernières élections scolaires», déplore le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert. Rappelons que le taux de participation des dernières élections scolaires au Québec était de 4,86 %.

«Qu'est-ce qu'on nous reproche? Pourquoi vouloir changer des institutions déjà performantes?», demande pour sa part le président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), Gilles Normand, à propos des modifications dans la gouvernance des institutions scolaires. Celui-ci évoque comme preuve de sa performance le taux de diplomation de 77,5 % de la CSRS, «à seulement 2,5 % de l'objectif de 80 % fixé pour 2020».

À l'instar de la présidente de la Fédération des commissions scolaires, Josée Bouchard, qui a qualifié le ministre d'antidémocratique, le président de la commission scolaire des Sommets, Jean-Philippe Bachand, insiste sur cette même «perte de démocratie».

Unanimement, les trois présidents ont condamné le changement d'un mode électoral vers un processus de nomination des administrateurs, comme l'a avancé le ministre Blais.

«Je ne crois pas beaucoup en une démocratie nommée», commente M. Gilbert alors que homologue de la CSRS évoquait l'accessibilité des élus par rapport à celle des gens nommés. «Nous sommes des élus, les gens peuvent donc nous contacter directement», expliquait-il.

Le ministre garde donc le cap sur ce qu'il avait avancé en avril dernier et pave la voie vers un nouveau projet de loi. «Il y a beaucoup de choses sur lesquelles on est en attente», souligne M. Normand. Malgré le coup dur encaissé aujourd'hui, tous ont cependant réitéré leur priorité : le succès des étudiants.

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