Les colonies d'abeilles disparaissent

Les colonies d'abeilles disparaissent radicalement. Et si l'espèce venait qu'à... (Imacom, Frédéric Côté)

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Alexandre Faille
La Tribune

(Stoke) Les colonies d'abeilles disparaissent radicalement. Et si l'espèce venait qu'à s'éteindre, ce n'est pas seulement de miel dont on devrait se passer.

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Richard Côté

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Un récent rapport préliminaire de la Bee Informed Partnership aux États-Unis note une baisse alarmante de 42 % des colonies d'abeilles américaines au cours de la dernière année. Des chiffres ahurissants et inquiétants quand on sait que les abeilles sont responsables directement, ou indirectement, du tiers de la nourriture de la planète grâce à son rôle de pollinisation.

« C'est l'heure du grand réveil », prévient Richard Côté, copropriétaire de la Miellerie Lune de Miel à Stoke et apiculteur depuis plus de 30 ans.

Celui-ci est sonné de voir comment le déclin du nombre d'abeilles n'est pas suffisamment pris au sérieux. « On ne s'occupe pas assez de notre planète, c'est l'argent qui mène le monde aujourd'hui », décrie-t-il.

C'est que les insecticides et les herbicides utilisés pour les récoltes affectent considérablement les abeilles, notamment les néonicotinoïdes, un type d'insecticide qui attaque le système nerveux des abeilles, les rendant vulnérables au froid et aux maladies. L'Ontario a d'ailleurs lancé un plan d'action afin de réduire de 80 % son usage; au Québec, aucune initiative de la sorte n'a encore été prise.

« N'essaie pas de planter un érable à côté d'un champ de blé, tu vas voir que c'est impossible », raconte M. Côté.

Une profession éprouvée

Les apiculteurs ne peuvent aujourd'hui que constater les dégâts du laisser-aller de l'industrie agricole et encaisser les baisses de production année après année.

« L'apiculture, ce n'est pas la Banque Royale, les apiculteurs se découragent et abandonnent », déplore M. Côté.

En plus des problèmes liés à l'utilisation d'agents chimiques, les apiculteurs sont depuis quelques années aux prises avec le varroa, un parasite qui s'accroche aux abeilles et perce des plaies pour y sucer le sang. L'apparition de ce parasite au Québec résulte de l'importation d'abeilles en provenance d'Asie, le seul endroit où le varroa avait été répertorié dans le passé.

« Quand j'ai commencé, on n'avait pas ce problème, relate M. Côté. Disons que c'est moins plaisant garder des abeilles que ça a déjà été. »

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