Nouveau bilan de santé de la rivière Chaudière

Le ministère de l'Environnement procède à de nouveaux échantillonnages de la... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le ministère de l'Environnement procède à de nouveaux échantillonnages de la rivière Chaudière, à compter de cette semaine, afin d'évaluer la contamination résiduelle du cours d'eau presque deux ans après le déversement de pétrole dévastateur du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

Parallèlement à cette opération, dont on n'a pas voulu dévoiler l'ampleur à ce moment-ci, le comité d'experts du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC) finalise la mise à jour du plan de gestion de la rivière, à la lumière des données récoltées l'automne dernier, et doit le rendre public «sous peu».

C'est ce qu'a confirmé à La Tribune un responsable des communications à la direction régionale de Chaudière-Appalaches du MDDELCC Frédéric Fournier.

«C'était prévu qu'on retourne faire un état de la situation au printemps 2015. Nous voulons savoir si l'atténuation naturelle a fait son travail et si les travaux effectués ont donné de bons résultats», précise-t-il.

Rappelons que l'automne dernier, la rivière Chaudière a fait l'objet d'une deuxième opération de nettoyage intensif dans une zone située à 4,5 kilomètres en aval du lac Mégantic, soit la zone la plus contaminée à cause de la topographie du cours d'eau.

Ces travaux ont été réalisés à la charge de World Fuel Services, qui a également défrayé une nouvelle caractérisation de la rivière à la même période. Ce sont les résultats de cette caractérisation qui doivent être communiqués ce printemps.

Le ministère a toutefois déjà laissé entendre que le travail de nettoyage pourrait être terminé puisqu'on causerait peut-être plus de torts que de gains à l'environnement en procédant à nouveau au dragage et au raclage des sédiments dans la rivière.

Pour sa part, la Société pour vaincre la pollution (SVP) veille au grain. Son président Daniel Green révèle que l'organisme a procédé lui aussi à une caractérisation de la rivière l'automne dernier et qu'il comparera les résultats à ceux obtenus par le MDDELCC dès qu'ils seront rendus publics.

L'analyse des échantillons de la SVP n'est toutefois pas faite, avoue-t-il, par manque de fonds. Ils ont plutôt été congelés.

Quand ils ont ausculté la rivière l'automne dernier, les bénévoles de la Société pour vaincre la pollution ont constaté que même en aval du kilomètre 4,5, en grattant le fond du cours d'eau on pouvait voir des hydrocarbures remonter à la surface.

«Le problème avec ces contaminants, dit M. Green, c'est qu'ils ne se diluent pas. Ils restent au fond et ils contaminent la faune.»

Pas moins de 50 travailleurs auraient besogné pendant trois mois l'automne dernier pour nettoyer 200 mètres de berges, selon les observations de la SVP.

«On était content que les pollueurs dépolluent, lance Daniel Green. Mais je m'attends à ce que ces 200 mètres soient un projet-pilote et que la World Fuel Services fasse de même sur une plus longue distance cette année.»

Le MDDELCC estime que 100 000 litres de pétrole ont atteint la rivière Chaudière en juillet 2013.

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