La fibre chrysotile évite à nouveau d'être bannie

Serge Boislard... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Serge Boislard

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yvan Provencher
La Tribune

(ASBESTOS) Pour une cinquième fois, la Conférence des parties (COP) n'a pu dégager un consensus pour inclure le chrysotile à la liste des produits de la Convention de Rotterdam, qui se tenait la semaine dernière. Le président du Mouvement PROChrysotile, Serge Boislard, a pourtant qualifié l'événement comme étant « la Convention anti-amiante ».

Plus de 150 pays et plusieurs organismes non gouvernementaux tels l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'International Chrysotile Association (ICA), le Mouvement PROChrysotile Québécois (MPCQ) et des organismes du lobby antiamiante y ont participé.

« Il est important ici de signaler l'influence significative des pays riches sur les pays pauvres. Ainsi, la Communauté européenne sous l'égide de la France a créé un fonds spécial de 85 milliards d'euros d'ici 2020 pour le développement économique de 80 pays de l'Afrique, du Pacifique et des Caraïbes. Ces argents servent à développer des appels d'offres, faire des travaux à l'international et à exporter leurs produits dans ces pays en développement ce qui comprend évidemment la promotion de produits et de fibres de remplacement du chrysotile que l'Europe en particulier veut imposer aux pays pauvres. Cette croisade est d'ailleurs très claire pour les pays qui utilisent et pour ceux qui produisent toujours la fibre de chrysotile », mentionne le président du Mouvement PROChrysotile.

La Convention de Rotterdam est présentement dans une impasse. Dans le but de dénouer cette impasse, un comité intersessions sera formé de spécialistes pour se pencher sur l'ensemble des problèmes de fonctionnement et faire des recommandations en vue de la prochaine réunion de la Convention dans deux ans.

« Les pays pauvres ont indiqué clairement qu'il est de première importance qu'ils soient capables sans contrainte de prendre leurs décisions. Ce sont eux qui connaissent le mieux leurs besoins et ils ont bien indiqué leur ferme intention de continuer à s'objecter contre toutes influences indues visant à orienter leur devenir. Ils ont rappelé à la Conférence être libres de leurs choix et exigent qu'il en soit ainsi », a fait part Serge Boislard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer