Le personnel écope à la CSRS et à la CSS

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Les commissaires de la CSRS ont adopté les plans d'effectifs de l'année 2015-2016, mardi, suscitant le mécontentement des syndiqués, en raison des baisses d'effectifs prévues. Animatrice à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire (AVSEC), Chantal Bouchard perdra son poste à temps plein.

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) effectuera des coupes de l'ordre de 800 000 $ dans sa masse salariale en 2015-2016. Celles-ci toucheront entre autres des cadres, de même que du personnel professionnel et manuel. La Commission scolaire des Sommets (CSS) supprime aussi près de cinq postes, soit une compression de près de 200 000 $.

La CSRS dit avoir opté pour le scénario « le plus raisonnable », alors qu'elle attendait toujours les règles budgétaires de Québec lui confirmant l'ampleur des nouvelles compressions attendues. Ces règles pourraient être déposées aujourd'hui, a-t-on appris mardi soir.

« Actuellement, on gère à vue dans le brouillard », image le directeur général de la CSRS, Michel Bernard. A-t-on déjà vu des coupes de cette ampleur dans les dernières années? « Pas de cette ampleur dans une seule année », répond-il.

Une ponction d'environ 440 000 $ est effectuée chez les cadres et les directeurs. Elle sera de l'ordre de 300 000 $ chez les professionnels, et d'environ 63 000 $ pour le personnel manuel.

La moitié des compressions touchent les syndiqués et l'autre portion, les cadres. Des ajouts sont prévus du côté du personnel technique et administratif, note M. Bernard, en citant par exemple le fait que la nouvelle école du Boisé-Fabi aura besoin d'une secrétaire.

Selon M. Bernard, le nombre de postes touchés est d'environ neuf, mais dans les faits, le nombre de personnes subissant un impact est plus grand, compte tenu du jeu de domino que la réorganisation peut enclencher.

Projets particuliers

Des projets particuliers seront supprimés. « On sait qu'on a eu une phase d'implantation des technologies de l'information, avec les TNI (tableaux numériques interactifs). En projet particulier, on avait un professionnel qui allait faire de la formation. Le gros de la vague est passé. Comme il s'agit d'un projet particulier, il faut que le service éducatif, à même ses ressources, puisse intégrer le soutien. »

L'équivalent d'un poste et demi d'AVSEC (animateur à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire) est supprimé.

Ces compressions se retrouvent dans les plans d'effectifs 2015-2016 adoptés par l'organisation. Les décisions ont été prises en fonction des compressions supplémentaires attendues, estimées à 2,4 M$.

En raison du plan de redressement déposé l'an dernier, la CSRS doit aussi récupérer 1,2 M$ d'ici 2016-2017.

Les coupes ne toucheront pas les professionnels comme les psychologues et les orthophonistes, assure M. Bernard. Selon lui, si le plan « extrême » avait été adopté, 12 postes supplémentaires auraient été touchés.

C.S. des Sommets

À la Commission scolaire des Sommets, près de l'équivalent de cinq postes (personnel de soutien et professionnels) sont touchés, dont deux de conseillers pédagogiques. La CSS profitera notamment de départs à la retraite pour réorganiser le travail.

Les coupes s'expliquent par les compressions à venir, mais aussi, dans certains cas, par les baisses d'effectifs dans certaines écoles secondaires, indique le directeur général de la CSS, Christian Provencher. L'abolition de deux postes de conseillers pédagogiques est principalement liée aux compressions, précise-t-il. « C'est un choix extrêmement difficile. »

En vertu des conventions collectives, les organisations n'avaient d'autre choix que d'adopter ces plans d'effectifs en l'absence des règles budgétaires, selon la CSS et la CSRS.

Avec leurs sifflets et leurs sirènes, les membres... (Imacom, Maxime Picard) - image 2.0

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Avec leurs sifflets et leurs sirènes, les membres du SEE ont fait ajourner la séance du conseil des commissaires de la CSS, mardi soir.

Imacom, Maxime Picard

Cacophonie à la séance du conseil

À coups de sifflets, de sirènes et de crécelles, les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) ont écourté la séance du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Sommets (CSS), mardi soir. Les enseignants ont déploré le manque d'appui de l'organisation, qui ne veut pas se prononcer dans le cadre du renouvellement de la convention collective.

Les élus scolaires et la direction ont adopté les plans d'effectifs dans la cacophonie la plus totale, sans discuter.

Le SEE (CSQ) avait demandé aux élus de la CSS de se positionner face à des enjeux majeurs des négociations, dont l'augmentation du nombre d'élèves par classe et l'augmentation de la tâche des enseignants envisagée par Québec, de même que la diminution des services aux élèves en difficulté.

Les enseignants réclament plutôt une réduction de la taille des groupes, notamment en considérant la présence ou l'intégration des élèves en difficulté. Ils demandent aussi davantage de ressources et de services pour les élèves plus vulnérables.

« On va laisser les parties négocier », a répondu le président de la CSS, Jean-Philippe Bachand, en soulignant que la commission scolaire a à coeur la réussite scolaire de ses élèves.

« On va vous faire un bon spectacle, j'espère que vous avez de bons bouchons », a lancé le vice-président du SEE, Jean Fortin, également responsable de la zone des Sommets au SEE.

Même réponse à la CSRE

Le président du SEE Benoit Houle s'est aussi rendu à la séance des commissaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) afin d'obtenir l'appui de l'organisation, mais la réponse a été sensiblement la même qu'à la CSS. Les élus scolaires sherbrookois peuvent donc s'attendre à recevoir de nouveau de la visite. « Ce sont des élus, des citoyens », souligne-t-il.

Le SEE regroupe environ 3500 membres des trois commissions scolaires francophones estriennes. Les enseignants seront appelés à se prononcer sur des moyens de pression, aujourd'hui, en assemblée générale. « C'est sûr qu'il va y avoir une augmentation des moyens de pression, mais je ne peux pas dire de quelle ampleur. » Des enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) ont décidé de cesser de participer à certaines activités scolaires et de se limiter aux heures prévues à la convention collective. En entrevue en avril, M. Houle avait souligné qu'une telle escalade des actions serait discutée.

Par ailleurs, des parents se sont présentés à la séance pour avoir des réponses concernant l'augmentation de clientèle à l'école Saint-Pie-X. Toutefois, plutôt que de les entendre pendant la période de questions du public, le directeur général Christian Provencher est plutôt allé les rencontrer en privé juste avant la séance. Les deux parents ne se sont pas adressés aux médias.

Le SEE fait partie du front commun regroupant notamment la CSN, la CSQ et la FTQ et les employés des services publics québécois. Il réclame une augmentation d'au moins 13,5 % sur trois ans. Québec propose un gel salarial pour les deux premières années et une augmentation annuelle de 1 pour cent pour les trois années suivantes.

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